Etudes avancées : Le CIRD lance un Master dédié au patrimoine

Le Master Gestion et Conservation des Patrimoines (GESCOP), a ouvert ses portes ce lundi 28 juillet 2025, à l’Université Général Lansana Conté de Sonfonia, avec une première de 30 étudiants.

Le premier module, intitulé « CONNAISSANCE DES PATRIMOINES » est dispensé par Pr Mor Ndao, historien, Professeur émérite des universités Sénégalaises, Directeur de l’Ecole doctorale Étude sur l’Homme et la Société (ETHOS), et Coordonnateur du collège des Écoles doctorales de l’Université Cheick Anta Diop. La salle X2 de l’UGLC a accueilli plus d’une trentaine d’Étudiants, issus de l’administration publique et privée, pour ce premier module intitulé « Connaissance des patrimoines », dispensé par le Pr Mor NDAO, Historien, Professeur émérite des Universités Sénégalaises, Directeur de l’École doctorale Étude sur l’Homme et la Société (ETHOS) et Coordonnateur du Collège des Écoles doctorales de l’Université Cheikh Anta DIOP. Venu spécialement de Dakar, il a adopté une Pédagogie basée sur l’échange transmettant ainsi des acquis précieux.

Ce Master s’incrit dans le cadre de la mise en œuvre de l’un de ses axes prioritaires inscrits dans son plan stratégique quinquennal du CIRD, notamment la promotion du patrimoine guinéen.

Intervenant sur la question stratégique de la mise en œuvre de ce master, Dr Safiatou Diallo, Fondatrice et PCA du Centre d’Innovation et de Recherche pour le Développement, a signalé l’importance stratégique de ce master et qu’ à « travers le GESCOP, le CIRD veut apporter une réponse au manque de spécialistes en gestion et la conservation du patrimoine en Guinée. » a-t-elle fait savoir et mieux encore « Master GESCOP vise à développer des compétences professionnelles en Gestion et Conservation du Patrimoine, et à former des cadres capables de travailler à l’inscription du patrimoine guinéen sur la liste mondiale de l’UNESCO. »

Ce programme conçu par le CIRD dont la mise en œuvre est assurée par lui en partenariat avec l’Université Général Lansana Conté de Sonfonia, est l’un des programmes les plus innovants de l’Enseignement supérieur en république de Guinée pour ne pas dire l’unique dans son genre dans la sous-région Ouest africaine.

DEDICACE DU LIVRE DE KADIATOU KONATE : LES MERES DE LA LIBERTE

Dre Safiatou Diallo, Fondatrice et PCA du CIRD, a pris part à la dédicace du tout nouveau livre de Kadiatou Konate, activiste des droits des femmes. C’était le samedi 26 juillet 2025, au Centre Culturel Franco-guinéen. Son livre, intitulé Les Mères de la liberté, femmes et luttes pour l’indépendance en Guinée, met en lumière les héroïnes qui se sont battues pour l’accession de notre pays à l’indépendance, dont les œuvres sont mises en minorité, méconnues ou ignorées simplement.

Au micro des journalistes du site d’information Guinée7, cette militante pour la défense des droits des femmes, devenue autrice pour la même cause, a livré le contenu de son ouvrage par ces mots : “Le livre ‘’Les mères de la liberté, femmes et lutte pour l’indépendance en Guinée’’ parle de nos mères, de ces femmes guinéennes qui ont milité aux côtés des hommes pour l’indépendance de la Guinée. Mais il ne s’arrête pas là. Il met aussi en avant celles qui, aujourd’hui encore, participent activement à la construction de notre pays. Les femmes n’ont jamais été en marge, même si on les cantonne souvent à la cuisine. Ce livre rappelle qu’elles ont toujours été là et qu’elles continuent d’agir”, a-t-elle déclaré.

A propos du livre, l’éditeur, Harmattan Guinée, a fait savoir que « la lutte pour l’indépendance de la Guinée a été marquée par l’engagement courageux des femmes, pourtant largement invisibilisées par l’histoire officielle. Si quelques figures comme Mafory BANGOURA ou Jeanne Martin CISSÉ émergent, de nombreuses militantes restent dans l’ombre, malgré leur rôle crucial dans l’organisation des réseaux clandestins, les mobilisations et le boycott des produits coloniaux. Ce silence n’est pas un oubli, mais un effacement systémique du rôle des femmes. » a-t-il écrit à propos du livre.

En tant qu’historienne, Dre Safiatou Diallo est intervenue pour lever un coin de voile sur cette partie de notre histoire, et rappeler pourquoi et comment les œuvres de ces femmes ont été invisibilisées. Elle a aussi rappelé que l’auteure n’a fait que titiller les historiens pour les emmener à s’intéresser à ce sujet dont le traitement scientifique devient une nécessité impérieuse.

Guinée : Signature du Pacte d’Entente National pour la paix, l’unité et la cohésion sociale

Conakry, le 10 juillet 2025. La République de Guinée amorce un tournant historique vers la paix durable et la cohésion nationale. Sous la présidence de Monsieur le Premier Ministre, chef de Gouvernement Monsieur Amadou Oury Bah, une cérémonie solennelle a marqué la signature du Pacte d’Entente Nationale pour la Paix, l’Unité et la Cohésion Sociale. Un document engageant autorités politiques, religieuses, coutumières et morales à œuvrer pour le maintien de la paix. L’objectif visé : soutenir la lutte contre la manipulation ou l’instrumentalisation politique et sociale, jeter les bases d’une culture de la citoyenneté et des droits de l’homme et renforcer la redevabilité des gouvernants. Le Pacte cherche aussi à créer les conditions d’une réconciliation nationale.

La cérémonie a eu lieu en présence des Coordinations régionales, des autorités religieuses, morales et coutumières venues des quatre régions du pays, des partenaires techniques et financiers et des institutions nationales et internationales.

Organisée par le Centre d’Innovation et de Recherche pour le Développement (CIRD), en partenariat avec le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), le Haut-Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme (HCDH) et le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA), cette initiative s’inscrit dans le cadre du Projet d’appui au renforcement de la cohésion sociale et de la réconciliation nationale, financé par le Fonds des Nations Unies pour la Consolidation de la Paix (PBF) à hauteur de 3 204 998 USD.

Le Pacte est élaboré à la suite de l’étude intitulée “Identification et écriture de bonnes pratiques et savoirs locaux respectueux des droits des femmes et des hommes”, conduite par le CIRD dans le cadre de « Projet d’appui au renforcement de la cohésion sociale et à la réconciliation nationale en Guinée » mis en œuvre par le PNUD, le HCDH et UNFPA.

Dans ce document de 6 pages, 4 chapitres et 11 articles, on traite de la façon dont autorités religieuses, coutumières et morales, aux côtés de celles politiques, vont s’impliquer pour prévenir les conflits en Guinée : « C’est toute la Guinée qui est représentée pour convenir ensemble à renoncer au droit de se faire justice soi-même, renoncer à la violence. Comme mode de règlement des conflits, il offre la possibilité à la paix d’advenir et d’être durable… Le pacte que nous signons aujourd’hui est le fruit d’un long processus de recherche conduite dans toutes les régions de la Guinée. Cette étude a reposé sur des entretiens, des observations et de la recherche documentaire. Nous avons écouté les citoyens, les coordinations, les chefs religieux, les femmes, les jeunes pour comprendre leurs expériences en matière de conflit, leurs attentes… », explique Dr Safiatou Diallo, Fondatrice et PCA du CIRD. Pour qui « Vivre ensemble ne signifie pas simplement coexister, cela implique de cohabiter, de partager des espaces, de partager des responsabilités, de partager des projets. Vivre ensemble n’est profitable que si la cohabitation l’emporte sur la coexistence… Les coordinations régionales s’engagent à ne plus tolérer la manipulation identitaire, les autorités coutumières s’engagent à jouer un rôle actif de médiation dans l’égalité et l’Etat, en devenant consignateurs du pacte, s’engagent à garantir les droits, à assurer la justice pour tous les citoyens », a-t-elle déclaré.

Monsieur le Premier Ministre, chef de Gouvernement M. Amadou Oury Bah, accompagné de nombreux membres du Gouvernement, des cadres et conseillers de la Primature, a encouragé les signataires à veiller au respect des engagements pris : « Ce que nous signons aujourd’hui est un engagement solennel au service de la paix, de la cohésion et de la stabilité durables. La Guinée doit montrer la voie, pour elle-même et pour la région… La paix n’est jamais acquise. C’est un combat quotidien. Mais aujourd’hui, un pas important vient d’être franchi pour la Guinée. »

Pour le Représentant Résidant du PNUD, Monsieur Anthony Ohemeng Boamah, « La paix et la cohésion sociale ne sont jamais définitivement acquises. Elles se maintiennent grâce à la patience, au dialogue, au respect de nos diversités et à la recherche constante de justice. Elles exigent de chaque acteur national, un effort soutenu pour surmonter le clivage, panser les blessures et bâtir collectivement les fondements d’un vivre ensemble. » Pour lui, le Pacte ainsi signé n’est qu’un point de départ, « … une boussole et une politique pour guider nos actions futures. Il nous interpelle tous, autorités, citoyens, sur notre responsabilité collective qui exige vigilance et engagement constant. »

De son côté, Madame Cristelle Youness a souligné que « Ce moment solennel marque une étape décisive dans le cheminement collectif du peuple guinéen vers une société plus juste, plus inclusive et résolument tourné vers la paix durable. Il s’agit d’une volonté commune de dépasser les clivages, les plaisirs du passé et de construire un avenir fondé sur le dialogue, la solidarité, le respect mutuel… La paix n’est pas un acquis, elle se construit chaque jour dans nos paroles, nos gestes, nos décisions. En signant ce pacte, vous écrivez une nouvelle page de l’histoire de la Guinée, une page d’espoir, de courage. ».

COOPERATION : L’AMBASSADE DE FRANCE EN GUINEE, EN VISITE LE CIRD

En compagnie des services techniques de l’Ambassade, Son Excellence Monsieur Luc BRIARD, Ambassadeur de France en Guinée et en Sierra Leone, s’est rendu, ce mardi 1er juillet 2025, dans les locaux du CIRD, Centre d’Innovation et de Recherche pour le Développement. Il a été reçu par Dr Safiatou Diallo et l’ensemble du personnel du CIRD.

En plus de l’équipe du CIRD, cette rencontre a réuni des chercheurs associés, le directeur de l’IRBAG de Kindia et des étudiants du Master GESCOP (Gestion et Conservation du Patrimoine). Elle a permis de riches échanges autour des axes de recherche du Centre, de ses initiatives en matière de patrimoine et de développement, ainsi que des opportunités de collaboration entre les deux institutions.

Son excellence Monsieur l’Ambassadeur s’est réjoui de cette rencontre, et a félicité Dr Safiatou Diallo et le CIRD pour le chemin parcouru, les efforts consentis pour le rayonnement de la recherche en Guinée et pour la participation du CIRD au processus de développement amorcé en Guinée durant ces dix années de son existence.

« Je suis venu ce matin à la rencontre de l’équipe très diverse et ce magnifique projet du CIRD que conduit Dr Safiatou Diallo porte depuis dix ans, qui est un Tink Tank. C’est-à-dire qu’on réfléchit, mais qu’on y fait des choses. Ce sont des programmes de recherche appliquée, c’est des conférences, des débats, des analyses, c’est de la conduite des politiques publiques pour éclairer les décideurs. Je crois que le slogan du CIRD « comprendre le présent, construire le futur », c’est tout à fait du sens, parce que sans apports scientifiques, on ne peut pas conduire les politiques publiques. Sans comprendre le passé, on ne peut se projeter dans l’avenir. C’est ce à quoi s’attelle Dr Safiatou Diallo » a-t-il félicité le CIRD.

La rencontre s’est terminée sur une note d’espoir par des propositions de partenariat entre les deux institutions pour le bien de la Guinée, de la recherche et du développement économique et social du pays auquel participe activement le CIRD en tant une institution d’utilité publique.  Et un focus particulier a été porté sur le Master GESCOP, un programme de formation innovant destiné à former des experts en gestion, conservation et valorisation du patrimoine historique et culturel en Guinée.