Le CIRD est un forum d’échanges visant à promouvoir le livre, la recherche scientifique et la culture. Le CIRD est ouvert aux élèves, étudiants, enseignants, chercheurs, porteurs de projets et à toutes les personnes désireuses de comprendre, d’apprendre, de partager et de construire.


Deux œuvres pour une même famille académique : hommage à Pr Daniel Lamah, Recteur de l’Université Général Lansana Conté de Sonfonia et à Dr Safiatou Diallo historienne et fondatrice du CIRD

Ce vendredi 15 novembre 2025, l’Université Général Lansana Conté de Sonfonia a vécu un grand moment symbolique. Réunis dans une atmosphère chaleureuse, autorités universitaires, enseignants, étudiants et invités ont assisté à la remise de deux œuvres d’art réalisées par Bella Bah, artiste peintre et sérigraphe guinéen résidant en France, au Pr Daniel Lamah et à Dr Safiatou Diallo.

Les étudiants du Master en Gestion et Conservation du Patrimoine (GESCOP), conviés à cette cérémonie de remise, ont adressé un message de bienvenue au Recteur et sa suite, le remerciant pour sa contribution, ainsi que celle de l’ensemble de ses équipes, pour les bonnes conditions de leur formation.

Le premier tableau qui symbolise la lumière, l’ouverture, le savoir a été offerte à Monsieur le Recteur, Pr Daniel Lamah ; celui-ci a dédié l’œuvre à toute la communauté universitaire et au Ministre de l’enseignement Supérieur et a aussi saisi l’occasion pour féliciter Dr Safiatou Diallo pour « son ouverture d’esprit et sa grande contribution au dynamisme de l’Université et particulièrement au Master sur le patrimoine ».

Le Recteur, visiblement très ému, a remercié l’artiste pour cette attention inattendue, ce geste rare, qui lie art, patrimoine et reconnaissance institutionnelle.

Il a rappelé que : « l’art est un langage capable d’unir les générations, d’inspirer les jeunes et de valoriser ceux qui œuvrent quotidiennement pour la connaissance ».

L’autre temps fort de la cérémonie fut la révélation d’une toile exceptionnelle inspirée du foulard de Dr Safiatou Diallo, historienne et grande figure de la valorisation du patrimoine guinéen.

Bella Bah, a confié l’origine de cette inspiration qui résultante de son admiration pour cette grande dame et chercheure de renom.

« La première fois que j’ai vu Dr Safiatou à Dakar, j’ai été frappé par son foulard, sa simplicité et son authenticité. C’était pour moi une évidence : il fallait en faire une œuvre. C’est mon hommage à son courage, son intelligence et son engagement pour notre pays. Mais c’est aussi un hommage à toutes les femmes de la Guinée » a-t-il rappelé.

La toile, fait du foulard un véritable objet patrimonial, célèbre à la fois l’identité, la féminité et la beauté guinéenne.

Les étudiants du Master GESCOP, conviés à cette cérémonie, ont apprécié le caractère symbolique de cet hommage : « Dr Safiatou nous apprend que le patrimoine ne se limite pas aux monuments. Il est aussi dans les objets, les gestes, les parcours humains qui construisent notre mémoire. »

Les jeunes filles présentes, admiratives, ont exprimé leur fierté de voir une femme guinéenne célébrée ainsi : « Ce tableau nous montre que la connaissance, la culture et l’élégance peuvent s’allier pour devenir un modèle de réussite. »

Dr Safiatou, particulièrement touchée, a remercié l’artiste et l’université pour cet hommage. Elle a rappelé que le patrimoine guinéen se compose aussi de gestes symboliques comme celui-ci, qui valorisent l’identité et inspirent les générations futures.

À travers ces deux œuvres offertes, l’une au Recteur et dédiée à la communauté universitaire, l’autre à Dr Safiatou et dédié aux étudiants du Master GESCOP (futurs experts du patrimoine), Bella Bah montre que le patrimoine guinéen se crée, se vit et se transmet chaque jour.

Les deux tableaux rejoignent désormais la grande famille du patrimoine guinéen.

La cérémonie s’est clôturée par la prestation artistique d’UNI-ART ET CULTURE

Mérite : Dre Safiatou décroche le d’Excellence 2025

Après une première récompense à l’International, Dre Safiatou DIALLO, Présidente du conseil d’Administration du CIRD, vient d’être à nouveau récompensée du Prix d’Excellence 2025 du Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de l’Innovation pour saluer et encourager les efforts des Enseignantes chercheures et étudiantes qui s’illustrent en bien et par de bonnes actions dans les institutions d’enseignement supérieur.

La cérémonie s’est tenue ce vendredi 7 novembre 2025, à la Cité des Sciences, dans la commune de Ratoma (Conakry), en présence du Secrétaire Général du MESRSI, de plusieurs cadres du département, de la Première Vice-Présidente du CNT, ainsi que des familles des lauréates. En plus du satisfecit et du trophée qui lui ont été remis, Dre Safiatou DIALLO a également bénéficié d’un ordinateur portable HP de dernière génération et d’une enveloppe symbolique.

C’est en faveur de la 9ᵉ édition du Prix, organisée la Cellule Genre et Équité du MESRI, que Dre Safiatou DIALLO, Enseignante-Chercheure à l’Université Général Lansana CONTE de Sonfonia, a été distinguée aux côtés d’autres Universitaires et Étudiantes. Cette distinction vient saluer un parcours exemplaire alliant rigueur Scientifique, Innovation Pédagogique et engagement pour l’égalité et l’inclusion.

Forte de plus de 15 années d’expérience dans l’enseignement et Fondatrice du Centre d’Innovation et de Recherche pour le Développement (CIRD), Dre Safiatou DIALLO, Historienne de Formation, a exprimé sa gratitude après la remise du prix.

« J’ai eu, au cours de mon parcours, le privilège d’être reconnue à l’international, notamment par l’Académie des sciences d’Outre-Mer de Paris, qui m’a décerné le Prix Paul Bourdarie. Mais être célébrée dans son propre pays a une tout autre saveur, parce qu’en fait, tout a commencé ici. Mes rêves et mes engagements ont commencé ici, et c’est pour ce pays que je me bats. Tout archive que je consulte, tout écrit que je produis, je pense d’abord à ce que cela peut apporter à mon pays », a-t-elle confié.

Elle a ensuite ajouté qu’elle trouve « …ce prix très intéressant, parce qu’il rappelle que lorsque nous nous battons, souvent seuls avec nos ordinateurs et nos étudiants, il existe quelque part une instance qui pense à nous encourager. Ce prix est donc un prix d’encouragement pour ce que nous sommes, pour ce que nous faisons, et surtout une reconnaissance de nos productions scientifiques. »

Plus loin, l’Enseignante-Chercheure a évoqué sa vision académique et citoyenne.

« En tant qu’historienne, j’ai choisi de donner une voix à notre mémoire collective. Chaque archive, chaque récit, chaque patrimoine que je tente de documenter est une manière de dire au monde que la Guinée a une histoire, une âme, et des femmes et des hommes qui la portent avec dignité. Et en tant que fondatrice du CIRD, j’ai voulu bâtir un lieu où la recherche et la société dialoguent, où la science rejoint la vie, et où les jeunes chercheurs trouvent un espace pour apprendre, créer et rêver », a-t-elle soutenu.

Pour conclure, Dre Safiatou DIALLO a dédié son prix à toutes celles et ceux qui partagent la vision d’une Guinée confiante en ses intelligences, qui valorise ses savoirs, protège son patrimoine et favorise une recherche ancrée, responsable et humaine.

Il convient de rappeler que la cérémonie de remise du Prix d’Excellence s’inscrit dans une dynamique de valorisation de l’excellence féminine et de promotion de modèles inspirants en République de Guinée.

Journée scientifique autour de la langue, la culture et la citoyenneté

Le CIRD, a pris part ce mercredi 29 octobre 2025 à la journée scientifique qui s’est tenue dans la salle de conférence Nimba de l’HOTEL Atlantic View Conakry. Ce colloque organisé par L’ACADEMIE DES SCIENCES DE GUINÉE avait pour thème « langue, culture et citoyenneté, fondement d’un vivre ensemble durable ».

La première session modérée par Monsieur Justin Morel Junior, ancien ministre, a connu l’intervention d’éminentes personnalités scientifiques, parmi lesquelles nous pouvons citer le Pr. Mamadou Saliou DIALLO, Pr. Amadou Bano BARRY, Dr. Oumar SACKO, Pr. Kefing CONDÉ et Mme. Michèle KOUNDOUNO qui ont partagé chacun avec l’audience des informations et proposé des pistes de solutions pertinentes relatives aux différentes problématiques qui s’inscrivent dans le contexte du thème de l’évènement « langue, culture et citoyenneté fondement d’un vivre ensemble durable ».

La deuxième session intitulée « numérique, patrimoine linguistique, artistique et culturel », a été modérée par Dr. Safiatou Diallo enseignante-chercheuse, PCA du CIRD et animée par Mr. Kolly CAMARA d’IRPLA, Dr. Djibril KABA (CSIG) et Mr. Mamadou Saidou Aliou DIALLO.

Des échanges constructifs ont eu lieu afin de promouvoir un développement socioculturel inclusif et harmonieux incluant des outils Innovants, prenant en compte la tendance technologique.

La journée s’est soldée par une prestation du groupe folklorique traditionnel (Uni Art et Culture) de l’artiste Lamine Diabaté.

Traite négrière : Le CIRD organise un voyage de recherche sur le Port négrier de Dominighuia

Une équipe de chercheurs du CIRD et quelques étudiants de GESCOP, a séjourné à Dominighuia, dans la préfecture de Boffa, ce 6 aout 2025, pour un voyage d’étude sur les sites négriers situés dans les zones de Boffa et Boké, pour les identifier, cartographier et documenter afin qu’ils soient restaurés, protégés et valorisés.

Ce voyage d’étude organisé par le Centre d’Innovation et de Recherche pour le Développement pour confronter les étudiants du GESCOP au terrain, leur fut une très belle expérience.

Pour la plupart de ces étudiants, c’est une première expérience de terrain. Elle leur appris à se familiariser avec les outils de collectes de données, et bientôt à ceux de l’analyse et l’interprétation des données recueillies sur le terrain et afin qu’ils acquièrent toutes les compétences nécessaires leur permettant de se positionner en véritable chercheurs dans le domaine de la gestion et la conservation du patrimoine guinéen.

Le CIRD se réjouit de la réussite de cette mission et félicite les étudiants du GESCOP pour les travaux réalisés, et les exhorte à plus de courage et d’abnégation pour la sauvegarde du patrimoine guinéen qui est une impérieuse nécessité.

Etudes avancées : Le CIRD lance un Master dédié au patrimoine

Le Master Gestion et Conservation des Patrimoines (GESCOP), a ouvert ses portes ce lundi 28 juillet 2025, à l’Université Général Lansana Conté de Sonfonia, avec une première de 30 étudiants.

Le premier module, intitulé « CONNAISSANCE DES PATRIMOINES » est dispensé par Pr Mor Ndao, historien, Professeur émérite des universités Sénégalaises, Directeur de l’Ecole doctorale Étude sur l’Homme et la Société (ETHOS), et Coordonnateur du collège des Écoles doctorales de l’Université Cheick Anta Diop. La salle X2 de l’UGLC a accueilli plus d’une trentaine d’Étudiants, issus de l’administration publique et privée, pour ce premier module intitulé « Connaissance des patrimoines », dispensé par le Pr Mor NDAO, Historien, Professeur émérite des Universités Sénégalaises, Directeur de l’École doctorale Étude sur l’Homme et la Société (ETHOS) et Coordonnateur du Collège des Écoles doctorales de l’Université Cheikh Anta DIOP. Venu spécialement de Dakar, il a adopté une Pédagogie basée sur l’échange transmettant ainsi des acquis précieux.

Ce Master s’incrit dans le cadre de la mise en œuvre de l’un de ses axes prioritaires inscrits dans son plan stratégique quinquennal du CIRD, notamment la promotion du patrimoine guinéen.

Intervenant sur la question stratégique de la mise en œuvre de ce master, Dr Safiatou Diallo, Fondatrice et PCA du Centre d’Innovation et de Recherche pour le Développement, a signalé l’importance stratégique de ce master et qu’ à « travers le GESCOP, le CIRD veut apporter une réponse au manque de spécialistes en gestion et la conservation du patrimoine en Guinée. » a-t-elle fait savoir et mieux encore « Master GESCOP vise à développer des compétences professionnelles en Gestion et Conservation du Patrimoine, et à former des cadres capables de travailler à l’inscription du patrimoine guinéen sur la liste mondiale de l’UNESCO. »

Ce programme conçu par le CIRD dont la mise en œuvre est assurée par lui en partenariat avec l’Université Général Lansana Conté de Sonfonia, est l’un des programmes les plus innovants de l’Enseignement supérieur en république de Guinée pour ne pas dire l’unique dans son genre dans la sous-région Ouest africaine.

Guinée : Signature du Pacte d’Entente National pour la paix, l’unité et la cohésion sociale

Conakry, le 10 juillet 2025. La République de Guinée amorce un tournant historique vers la paix durable et la cohésion nationale. Sous la présidence de Monsieur le Premier Ministre, chef de Gouvernement Monsieur Amadou Oury Bah, une cérémonie solennelle a marqué la signature du Pacte d’Entente Nationale pour la Paix, l’Unité et la Cohésion Sociale. Un document engageant autorités politiques, religieuses, coutumières et morales à œuvrer pour le maintien de la paix. L’objectif visé : soutenir la lutte contre la manipulation ou l’instrumentalisation politique et sociale, jeter les bases d’une culture de la citoyenneté et des droits de l’homme et renforcer la redevabilité des gouvernants. Le Pacte cherche aussi à créer les conditions d’une réconciliation nationale.

La cérémonie a eu lieu en présence des Coordinations régionales, des autorités religieuses, morales et coutumières venues des quatre régions du pays, des partenaires techniques et financiers et des institutions nationales et internationales.

Organisée par le Centre d’Innovation et de Recherche pour le Développement (CIRD), en partenariat avec le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), le Haut-Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme (HCDH) et le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA), cette initiative s’inscrit dans le cadre du Projet d’appui au renforcement de la cohésion sociale et de la réconciliation nationale, financé par le Fonds des Nations Unies pour la Consolidation de la Paix (PBF) à hauteur de 3 204 998 USD.

Le Pacte est élaboré à la suite de l’étude intitulée “Identification et écriture de bonnes pratiques et savoirs locaux respectueux des droits des femmes et des hommes”, conduite par le CIRD dans le cadre de « Projet d’appui au renforcement de la cohésion sociale et à la réconciliation nationale en Guinée » mis en œuvre par le PNUD, le HCDH et UNFPA.

Dans ce document de 6 pages, 4 chapitres et 11 articles, on traite de la façon dont autorités religieuses, coutumières et morales, aux côtés de celles politiques, vont s’impliquer pour prévenir les conflits en Guinée : « C’est toute la Guinée qui est représentée pour convenir ensemble à renoncer au droit de se faire justice soi-même, renoncer à la violence. Comme mode de règlement des conflits, il offre la possibilité à la paix d’advenir et d’être durable… Le pacte que nous signons aujourd’hui est le fruit d’un long processus de recherche conduite dans toutes les régions de la Guinée. Cette étude a reposé sur des entretiens, des observations et de la recherche documentaire. Nous avons écouté les citoyens, les coordinations, les chefs religieux, les femmes, les jeunes pour comprendre leurs expériences en matière de conflit, leurs attentes… », explique Dr Safiatou Diallo, Fondatrice et PCA du CIRD. Pour qui « Vivre ensemble ne signifie pas simplement coexister, cela implique de cohabiter, de partager des espaces, de partager des responsabilités, de partager des projets. Vivre ensemble n’est profitable que si la cohabitation l’emporte sur la coexistence… Les coordinations régionales s’engagent à ne plus tolérer la manipulation identitaire, les autorités coutumières s’engagent à jouer un rôle actif de médiation dans l’égalité et l’Etat, en devenant consignateurs du pacte, s’engagent à garantir les droits, à assurer la justice pour tous les citoyens », a-t-elle déclaré.

Monsieur le Premier Ministre, chef de Gouvernement M. Amadou Oury Bah, accompagné de nombreux membres du Gouvernement, des cadres et conseillers de la Primature, a encouragé les signataires à veiller au respect des engagements pris : « Ce que nous signons aujourd’hui est un engagement solennel au service de la paix, de la cohésion et de la stabilité durables. La Guinée doit montrer la voie, pour elle-même et pour la région… La paix n’est jamais acquise. C’est un combat quotidien. Mais aujourd’hui, un pas important vient d’être franchi pour la Guinée. »

Pour le Représentant Résidant du PNUD, Monsieur Anthony Ohemeng Boamah, « La paix et la cohésion sociale ne sont jamais définitivement acquises. Elles se maintiennent grâce à la patience, au dialogue, au respect de nos diversités et à la recherche constante de justice. Elles exigent de chaque acteur national, un effort soutenu pour surmonter le clivage, panser les blessures et bâtir collectivement les fondements d’un vivre ensemble. » Pour lui, le Pacte ainsi signé n’est qu’un point de départ, « … une boussole et une politique pour guider nos actions futures. Il nous interpelle tous, autorités, citoyens, sur notre responsabilité collective qui exige vigilance et engagement constant. »

De son côté, Madame Cristelle Youness a souligné que « Ce moment solennel marque une étape décisive dans le cheminement collectif du peuple guinéen vers une société plus juste, plus inclusive et résolument tourné vers la paix durable. Il s’agit d’une volonté commune de dépasser les clivages, les plaisirs du passé et de construire un avenir fondé sur le dialogue, la solidarité, le respect mutuel… La paix n’est pas un acquis, elle se construit chaque jour dans nos paroles, nos gestes, nos décisions. En signant ce pacte, vous écrivez une nouvelle page de l’histoire de la Guinée, une page d’espoir, de courage. ».

Le Seminaire 3SG se tient au CERFIG ce 4 septembre 2024

Nous vous informons que la prochaine séance du séminaire 3SG se tiendra exceptionnellement au CERFIG (campus Hadja Mafory – UGANC) ce mercredi 4 septembre 2024 de 10h à 12h.

Nous aurons le plaisir d’accueillir Pr Odile Goerg, Professeure émérite d’Histoire de l’Afrique contemporaine à l’Université Paris Cité-CESSMA, et Présidente du Conseil Scientifique du CIRD, pour une intervention intitulée : « Couper la Guinée en quatre » revisité (2011-2024). La présentation sera discutée par Dr Abdoulaye Wotem SOMPARE, Enseignant-Chercheur à l’UGLC-SC et affilié au CERFIG-IRD.

Nous serons ravis de vous y retrouver en présentiel ou en ligne via le lien ci-dessous :

https://univ-lille-fr.zoom.us/j/93351146332?pwd=jLNbZbpIb5UYcK0gBYJ8TP26n5bUBN.1

#ID_de_réunion : 933 5114 6332

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Présentation de Dr Mamadou BARRY, Parrain de la 4ème Édition du Prix Littéraire Williams Sassine

Le Centre d’Innovation de Recherche pour le Développement (CIRD) est heureux de vous présenter Dr Mamadou BARRY, le parrain de la 4ème édition du Prix Littéraire Williams Sassine. Ce prix, qui s’est élevé au rang des concours littéraires les plus prestigieux sur le continent africain, vise à reconnaître et à promouvoir les talents émergents dans le domaine de l’écriture.

Dr Mamadou BARRY est un enseignant chercheur et maître de conférences. Il est titulaire d’un Doctorat en Sciences Économiques obtenu en 2012 de l’Université Lille 1. Il occupe actuellement le poste de Directeur Général Adjoint du Budget en Guinée. En parallèle, il exerce les fonctions de Vice-Président du Conseil National du Dialogue Social et de la Commission Nationale des Contrats.

Sa carrière professionnelle est marquée par une série de postes de responsabilité qui attestent de son expertise et de son engagement envers le développement économique et social. De juin à décembre 2021, il a servi comme Représentant Pays de Search For Common Ground en Guinée. Précédemment, de décembre 2020 à juin 2021, il a apporté son expertise au Bureau de Search au Niger en tant que Coordinateur du programme « Interventions au Soutien à la Sécurité et à la Stabilisation au Niger ».

Entre 2019 et 2020, il a occupé simultanément les postes de Directeur National en Charge des Partenariats Public-Privé (PPP) et de Directeur Pédagogique du Centre de Perfectionnement en Finances Publiques. De 2016 à 2018, en tant qu’Assistant technique auprès du Ministre du Budget, il a contribué à des réformes importantes visant à améliorer le civisme fiscal, à fiscaliser le secteur informel et à renforcer la transparence budgétaire.

Ces diverses expériences, enrichies par de nombreuses missions de consultation, lui ont permis de développer une compréhension profonde des défis, des forces et des fragilités de la politique économique de la Guinée. Sa force réside dans son expérience managériale au sein de l’administration publique depuis 2015 et dans sa solide connaissance des enjeux de gouvernance et de cohésion sociale en Guinée. Il possède également une connaissance approfondie du secteur privé guinéen.

Il est auteur de plusieurs ouvrages et articles dans les domaines du développement, des finances publiques et de l’économie de la santé. Son travail de recherche et ses contributions pratiques en font une figure centrale du développement économique et social en Guinée et au-delà.

En parrainant le Prix Littéraire Williams Sassine, Dr BARRY soutient l’émergence de jeunes auteurs littéraires, car il croit en l’importance de la littérature pour promouvoir la culture et stimuler la pensée critique. Son engagement reflète sa vision d’une Guinée valorisant la créativité et la richesse culturelle.

Le CIRD remercie chaleureusement Dr Mamadou BARRY pour son engagement et son soutien précieux à la promotion de la culture en Guinée et au Prix Littéraire Williams Sassine.

Célébration du 61e anniversaire de l’Organisation de l’Unité Africaine

Ce 25 mai, l’Union africaine célèbre le 61e anniversaire de la création de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA). L’Institution panafricaine a été fondée le 25 mai 1963 par 32 chefs d’État africains réunis à Addis-Abeba, en Éthiopie, avec pour objectif de promouvoir l’unité, la souveraineté et l’intégrité territoriale des pays africains.

En 2002, l’OUA a évolué pour devenir l’Union Africaine (UA), intégrant à ses objectifs originels des aspects liés au développement, à la paix et à la sécurité. Depuis sa création, l’Organisation panafricaine a enregistré des succès notables, notamment dans la lutte contre l’apartheid, les progrès économiques et le rôle international de l’Afrique. Cependant, elle fait face à plusieurs défis, tels que les changements anticonstitutionnels de gouvernement, l’insécurité, le terrorisme et les effets du changement climatique.

Par ailleurs, l’Afrique demeure au cœur des luttes d’influence mondiale et reste un champ de bataille pour les grandes puissances. C’est pourquoi, le Centre International de Recherche et de Documentation (CIRD) avait saisi l’occasion des 60 ans de l’OUA pour organiser la Semaine de l’intégration africaine. Une semaine d’activités incluant des conférences-débats dans les universités, un colloque international sur le thème « Unité Africaine : entre panafricanisme et intégration régionale » et une table ronde.

Grâce aux interventions d’universitaires africains et européens, ce colloque a permis d’observer comment l’idéal, les institutions et les pratiques de l’intégration africaine inspirent des travaux de recherche dans des disciplines variées : histoire, sociologie, anthropologie, science politique et géographie. Les actes de ce colloque sont en cours de publication.

Au-delà de l’aspect scientifique, le colloque avait une dimension didactique, permettant d’informer et de former de nombreux étudiants dans les universités afin de leur permettre de comprendre le passé, le présent et l’évolution du rêve de leurs pères fondateurs. Il abordait également les atouts et les défis de l’intégration africaine.

Le CIRD prépare actuellement la deuxième édition de cet événement, qui explorera des aspects particuliers du panafricanisme.

Les idées panafricaines doivent servir à ouvrir un dialogue constructif avec le reste du monde.

Par Dr Safiatou Diallo

VOICI LE PROGRAMME DU COLLOQUE INTERNATIONAL SUR LES 60 ANS DE L’INTERATION AFRICAINE

COLLOQUE INTERNATIONAL

jeudi 26 octobre, vendredi 27 octobre et samedi 28 octobre 2023

L’Unité africaine : entre panafricanisme et intégration régionale

 

Programme (susceptible de modification)

 

Jeudi 26 octobre (matin)

Ouverture officielle du colloque

Discours d’ouverture

Conférences inaugurales

BALDE Maladho Siddy (Sonfonia) Le rêve d’Unité africaine et d’intégration régionale des anciens face aux États fragiles des héritiers dans l’espace CEDEAO

PAUTHIER Céline (univ. de Nantes) Panafricanisme, décolonisations et expérience guinéenne

 

Jeudi 26 octobre (après-midi)

Axe 1 : Les défis auxquels est confrontée l’intégration africaine d’un point de vue politique, économique et sécuritaire

– Session 1, Ismaël BARRY (Sonfonia) président de séance

BANTENGA W M (univ. Ki-Zerbo, Ouagadougou ; Burkina Faso) Les pays de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) dans les classements (Indice du Développement Humain) du PNUD (1990-2022) : réflexion sur l’intégration africaine

SEDEGAN Korê Ebénézer (univ. d’Abomey-Calavi, Bénin) L’OUA/UA et les sommets partenariaux entre les puissances du monde et l’Afrique continentale (1973-2023)

DIALLO Abdoulaye (UCAD, Sénégal) La problématique d’intégration de certains Africains de l’Organisation de l’unité Africaine (OUA) jusqu’à l’Union Africaine (UA) : les difficultés d’incorporation dans le secteur économique, social et culturel

BAIMA Barthélémy (univ. de Maroua, Cameroun) L’intégration dans la zone CEMAC à l’épreuve des contraintes institutionnelles et infrastructurelles.

 

– Session 2, Saïdou MAGASSOUBA (Sonfonia) président de séance

DIALLO Mamadou Sounoussy (Sonfonia) Le système migratoire ouest-africain : entre logiques frontalières et intégration sous régionale. La Guinée et de ses voisins du Nord-Ouest

MAMAN Halourou (univ. de Lomé, Togo) Les politiques agricoles intégrées de lutte contre l’insécurité alimentaire en Afrique : l’exemple du Togo (2002-2015)

SAYIBIA Philippe Essodina et GUEZERE Assogba (univ. de Kara, Togo), Axes routiers transversaux et intégration des états d’Afrique de l’ouest : exemple du Ghana, du Togo et du Bénin

TOLNO Michel Mathieu & Lonseny KEITA (Sonfonia) Le rôle des acteurs non étatiques dans la construction de l’intégration régionale en Afrique de l’Ouest : une perspective sociologique sur les frontières au-delà des structures institutionnelles.

ZOA ATEBA Yves Barthélémy (univ. de Douala, Cameroun) De RASCOM à RASCOM-QAF1 et RASCOM-QAF1R : Histoire d’une néo-dépendance des télécommunications par satellite africaines à l’Occident (1992-2022)

 

Vendredi 27 octobre, matin

Axe 2 : le panafricanisme comme mouvement intellectuel

 Session 3, Gilbert IFFONO (Sonfonia) président de séance

CHENA Salim (LAM, Bordeaux, France) L’Afrique du Nord : de pionnière à obstacle de l’intégration africaine ? rôle de moteur ou, au contraire, de frein que peut jouer le septentrion africain vis-à-vis du reste du continent

NAKAO Sakiko (univ. Chuo, Tokyo, Japon) Décoloniser l’histoire africaine ? Entre projets panafricains et orientation nationaliste

KEITA Fodé Bangaly (Kindia) « L’indivisibilité, concept de Sékou Touré comme théorie panafricaine de mise en commun des ressources pour la création des États-Unis d’Afrique de 1958 à 1983 ».

AUQUE-PALLEZ Ysé (LAM, Bordeaux, France) Quel héritage du panafricanisme ? Continuités et discontinuités entre mouvements panafricanistes actuels et passés depuis la France

NDAO Mor (UCAD, Sénégal), L’intégration régionale et continentale en débat : le cas de la Sénégambie

DIALLO Moussa (univ. de Manga, Burkina Faso) Du projet de création des États-Unis d’Afrique au projet de l’intégration africaine

AFAGA Aunel Malaury (univ. Yaoundé I, Cameroun) La paradiplomatie chefferiale en Afrique : un atout pour le panafricanisme et l’intégration continentale ?

 

Session 4, Djenabou BARRY (Sonfonia) présidente de séance

KIEMA Christine (univ. Ki-Zerbo, Ouagadougou ; Burkina Faso) et Risnata Sidaponsian OUEDRAOGO Panafricanisme et intégration régionale : quelles contributions des leaders féminins ?

TOURÉ Tiranke (Sonfonia) Voix oubliées, contributions essentielles : le rôle des femmes dans la lutte panafricaine

DJOUM Jean-Paul II (univ. Yaoundé, Cameroun) « Pour une intégration africaine basée sur la technoscience à partir de Marcien TOWA (1931-2014) »

LANKOANDE Hénoc K. et Kouda Ousmame et Somé Nestor (univ. Ki-Zerbo, Ouagadougou, Burkina Faso) Problématique des langues et cultures en Afrique

TADADJEU Menda’a Johanna (univ. Yaoundé II, Cameroun) Contre-éducation panafricaine : pour une ré-écriture inclusive de l’histoire de l’unité africaine

BORO Jonatan (univ. Jean Jaurès, Toulouse, France et univ. Ki-Zerbo, Ouagadougou, Burkina Faso) Afrique et défis de développement, décoloniser les mentalités pour construire une nouvelle Conscience panafricaine qui développe

SENE Aliou (UCAD, Sénégal) Le programme d’Histoire de Tananarive : Décolonisation et Panafricanisme

 

Vendredi 27 octobre, après-midi

Axe 3 : la culture et la production des connaissances comme instrument au service de l’intégration africaine et/ou de la pensée panafricaine

 Session 5, Mamadou Dinde DIALLO (Kankan) président de séance

BEKONO Cyrille Aymard (univ. Yaoundé 1, Cameroun) Libre circulation des personnes et intégration sous-régionale en Afrique centrale : le cas des universitaires (de l’UDEAC à la CEMAC)

OUEDRAOGO Boureima (univ. Ki-Zerbo, Ouagadougou, Burkina Faso) La (Re)valorisation de la médecine traditionnelle : quelle contribution de la Commission scientifique, technique et de recherche (CSTR) de l’OUA au Burkina Faso ?

GNEBORA Oumarou (univ. Douala, Cameroun) Associatives culturelles et intégration des peuples « trait-d’union » entre le Cameroun et le Tchad dans la Vallée du Logone

SANOU Ibrahim (univ. Ki-Zerbo, Ouagadougou, Burkina Faso) Les effets de l’organisation et de la participation à la CAN sur L’intégration entre les États et Les peuples en Afrique : exemple du Burkina Faso de 1998 à 2022

 

Session 6, Mamadi Bamba (Sonfonia) président de séance

MBOGNI NANKENG Lucie (univ. Dschang, Cameroun) Restituer et re-connecter : Vers un renforcement de la pensée panafricaine à travers les arts et le patrimoine culturel hors du continent

SAMBARE Boubacar (univ. Nazi Boni, Bobo Dioulasso, Burkina Faso) Le panafricanisme vu à travers trois textiles ouest-africains : le bogolan, le kente et le faso dan fani

TARNAGDA Boukary (univ. Nazi Boni, Bobo Dioulasso, Burkina Faso) : Les mythes, épopées et histoires africains au théâtre comme source d’un fondement panafricaniste

BONI Seydou (univ. Ki-Zerbo, Ouagadougou, Burkina Faso) Fictionnalisation du panafricanisme : de Patrick G. Ilboudo à Abdourahman Waberi, deux visions antagonistes (?) dans Le Héraut têtu (1991) et Aux États-Unis d’Afrique (2006)

Samedi 28 octobre 2023

table-ronde animé par Moussa Willy Bantenga (univ. Ki-Zerbo, Ouagadougou) et Céline Pauthier (univ. Nantes, IMAF Paris) : « grands témoins et acteurs entre passé et présent »