Deux œuvres pour une même famille académique : hommage à Pr Daniel Lamah, Recteur de l’Université Général Lansana Conté de Sonfonia et à Dr Safiatou Diallo historienne et fondatrice du CIRD

Ce vendredi 15 novembre 2025, l’Université Général Lansana Conté de Sonfonia a vécu un grand moment symbolique. Réunis dans une atmosphère chaleureuse, autorités universitaires, enseignants, étudiants et invités ont assisté à la remise de deux œuvres d’art réalisées par Bella Bah, artiste peintre et sérigraphe guinéen résidant en France, au Pr Daniel Lamah et à Dr Safiatou Diallo.

Les étudiants du Master en Gestion et Conservation du Patrimoine (GESCOP), conviés à cette cérémonie de remise, ont adressé un message de bienvenue au Recteur et sa suite, le remerciant pour sa contribution, ainsi que celle de l’ensemble de ses équipes, pour les bonnes conditions de leur formation.

Le premier tableau qui symbolise la lumière, l’ouverture, le savoir a été offerte à Monsieur le Recteur, Pr Daniel Lamah ; celui-ci a dédié l’œuvre à toute la communauté universitaire et au Ministre de l’enseignement Supérieur et a aussi saisi l’occasion pour féliciter Dr Safiatou Diallo pour « son ouverture d’esprit et sa grande contribution au dynamisme de l’Université et particulièrement au Master sur le patrimoine ».

Le Recteur, visiblement très ému, a remercié l’artiste pour cette attention inattendue, ce geste rare, qui lie art, patrimoine et reconnaissance institutionnelle.

Il a rappelé que : « l’art est un langage capable d’unir les générations, d’inspirer les jeunes et de valoriser ceux qui œuvrent quotidiennement pour la connaissance ».

L’autre temps fort de la cérémonie fut la révélation d’une toile exceptionnelle inspirée du foulard de Dr Safiatou Diallo, historienne et grande figure de la valorisation du patrimoine guinéen.

Bella Bah, a confié l’origine de cette inspiration qui résultante de son admiration pour cette grande dame et chercheure de renom.

« La première fois que j’ai vu Dr Safiatou à Dakar, j’ai été frappé par son foulard, sa simplicité et son authenticité. C’était pour moi une évidence : il fallait en faire une œuvre. C’est mon hommage à son courage, son intelligence et son engagement pour notre pays. Mais c’est aussi un hommage à toutes les femmes de la Guinée » a-t-il rappelé.

La toile, fait du foulard un véritable objet patrimonial, célèbre à la fois l’identité, la féminité et la beauté guinéenne.

Les étudiants du Master GESCOP, conviés à cette cérémonie, ont apprécié le caractère symbolique de cet hommage : « Dr Safiatou nous apprend que le patrimoine ne se limite pas aux monuments. Il est aussi dans les objets, les gestes, les parcours humains qui construisent notre mémoire. »

Les jeunes filles présentes, admiratives, ont exprimé leur fierté de voir une femme guinéenne célébrée ainsi : « Ce tableau nous montre que la connaissance, la culture et l’élégance peuvent s’allier pour devenir un modèle de réussite. »

Dr Safiatou, particulièrement touchée, a remercié l’artiste et l’université pour cet hommage. Elle a rappelé que le patrimoine guinéen se compose aussi de gestes symboliques comme celui-ci, qui valorisent l’identité et inspirent les générations futures.

À travers ces deux œuvres offertes, l’une au Recteur et dédiée à la communauté universitaire, l’autre à Dr Safiatou et dédié aux étudiants du Master GESCOP (futurs experts du patrimoine), Bella Bah montre que le patrimoine guinéen se crée, se vit et se transmet chaque jour.

Les deux tableaux rejoignent désormais la grande famille du patrimoine guinéen.

La cérémonie s’est clôturée par la prestation artistique d’UNI-ART ET CULTURE

Justice transitionnelle en Guinée : quand le pardon rencontre l’histoire.

En présence de ses partenaires, des conseillers du Conseil National de la Transition, des membres de la Primature et du personnel du Ministère de la Justice, garde des sceaux et des droits de l’homme, le Centre d’Innovation et de Recherche pour le Développement, CIRD, a animé un colloque consacré à la justice transitionnelle en Guinée, ce 13 novembre 2025.

Dr Alioune Bah et Dre Sadiatou Diallo, respectivement Philosophe et Historienne, ont animé ce colloque.  Cette réflexion à deux voix où la philosophie rencontre l’histoire pour interroger un pays traversé par les blessures du passé, fut un moment idéal pour appeler les uns et les autres à écrire une nouvelle page de notre histoire en privilégiant la paix et la réconciliation nationale auxquelles le CIRD et ses partenaires restent profondément attachés.

Les deux chercheurs, dans leur intervention, se sont accentués sur le pardon qui, pour eux, n’apparaît non pas comme un renoncement, au contraire, comme un acte éthique, un geste de rupture avec la haine.

« Pardonner, écrit André Comte-Sponville, ce n’est ni oublier ni effacer. » Une pensée qui prend tout son sens dans un pays encore marqué par les traumatismes du Camp Boiro, les pendaisons, les répressions de 1984-1985, les violences de 2006-2007 et, plus récemment, les massacres du 28 septembre 2009 » ont-ils fait savoir dans leur intervention.

Pour les deux chercheurs, «…le pardon ne peut émerger que de la vérité. Sans écoute et sans justice, aucun apaisement durable n’est possible. »

Ils ont, de part et d’autre, chacun dans sa communication, insisté sur un fondement essentiel de la réconciliation, celui de l’écriture de l’Histoire générale de la Guinée.

Il est ressorti de leur constat que longtemps fragmenté, parfois instrumentalisé, le récit national n’intègre pas toutes les mémoires, celles des femmes, des jeunes, des régions, des familles meurtries comme des résiliences silencieuses, alors qu’il est d’une nécessité impérieuse. Pour les auteurs, « écrire l’histoire est un acte de réparation symbolique, un moyen de redonner voix à ceux qui ont été réduits au silence et de relier les mémoires dispersées. »

Dr Safiatou Diallo a aussi rappelé que : « La Guinée ne manque pas d’histoires ou d’historiens conscients des enjeux, elle manque d’un récit global commun ».

Elle a par la suite interpelé l’État à encourager et soutenir la liberté scientifique indispensable à cette entreprise nationale. Dans leur intervention, ils ont fait savoir que le pardon soigne les blessures individuelles tandis que l’histoire répare la mémoire collective. L’un apaise le cœur, l’autre éclaire la raison. Ce tandem, expliquent les auteurs, doit servir de socle à une justice transitionnelle réellement inclusive, enracinée dans la vérité vécue et dans la dignité humaine.

Dr Safiatou a saisi l’occasion pour informer du prolongement de cette dynamique, par une Caravane nationale de formation et de sensibilisation sur la justice transitionnelle, le Centre d’Innovation et de Recherche pour le Développement (CIRD) sur un appui financier l’Ambassade de France en Guinée et en Sierra Leone.

L’objectif de cette caravane est de rapprocher les concepts de vérité, réparation et réconciliation des citoyens, à travers des formations, des rencontres communautaires et des animations culturelles itinérantes.

Mérite : Dre Safiatou décroche le d’Excellence 2025

Après une première récompense à l’International, Dre Safiatou DIALLO, Présidente du conseil d’Administration du CIRD, vient d’être à nouveau récompensée du Prix d’Excellence 2025 du Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de l’Innovation pour saluer et encourager les efforts des Enseignantes chercheures et étudiantes qui s’illustrent en bien et par de bonnes actions dans les institutions d’enseignement supérieur.

La cérémonie s’est tenue ce vendredi 7 novembre 2025, à la Cité des Sciences, dans la commune de Ratoma (Conakry), en présence du Secrétaire Général du MESRSI, de plusieurs cadres du département, de la Première Vice-Présidente du CNT, ainsi que des familles des lauréates. En plus du satisfecit et du trophée qui lui ont été remis, Dre Safiatou DIALLO a également bénéficié d’un ordinateur portable HP de dernière génération et d’une enveloppe symbolique.

C’est en faveur de la 9ᵉ édition du Prix, organisée la Cellule Genre et Équité du MESRI, que Dre Safiatou DIALLO, Enseignante-Chercheure à l’Université Général Lansana CONTE de Sonfonia, a été distinguée aux côtés d’autres Universitaires et Étudiantes. Cette distinction vient saluer un parcours exemplaire alliant rigueur Scientifique, Innovation Pédagogique et engagement pour l’égalité et l’inclusion.

Forte de plus de 15 années d’expérience dans l’enseignement et Fondatrice du Centre d’Innovation et de Recherche pour le Développement (CIRD), Dre Safiatou DIALLO, Historienne de Formation, a exprimé sa gratitude après la remise du prix.

« J’ai eu, au cours de mon parcours, le privilège d’être reconnue à l’international, notamment par l’Académie des sciences d’Outre-Mer de Paris, qui m’a décerné le Prix Paul Bourdarie. Mais être célébrée dans son propre pays a une tout autre saveur, parce qu’en fait, tout a commencé ici. Mes rêves et mes engagements ont commencé ici, et c’est pour ce pays que je me bats. Tout archive que je consulte, tout écrit que je produis, je pense d’abord à ce que cela peut apporter à mon pays », a-t-elle confié.

Elle a ensuite ajouté qu’elle trouve « …ce prix très intéressant, parce qu’il rappelle que lorsque nous nous battons, souvent seuls avec nos ordinateurs et nos étudiants, il existe quelque part une instance qui pense à nous encourager. Ce prix est donc un prix d’encouragement pour ce que nous sommes, pour ce que nous faisons, et surtout une reconnaissance de nos productions scientifiques. »

Plus loin, l’Enseignante-Chercheure a évoqué sa vision académique et citoyenne.

« En tant qu’historienne, j’ai choisi de donner une voix à notre mémoire collective. Chaque archive, chaque récit, chaque patrimoine que je tente de documenter est une manière de dire au monde que la Guinée a une histoire, une âme, et des femmes et des hommes qui la portent avec dignité. Et en tant que fondatrice du CIRD, j’ai voulu bâtir un lieu où la recherche et la société dialoguent, où la science rejoint la vie, et où les jeunes chercheurs trouvent un espace pour apprendre, créer et rêver », a-t-elle soutenu.

Pour conclure, Dre Safiatou DIALLO a dédié son prix à toutes celles et ceux qui partagent la vision d’une Guinée confiante en ses intelligences, qui valorise ses savoirs, protège son patrimoine et favorise une recherche ancrée, responsable et humaine.

Il convient de rappeler que la cérémonie de remise du Prix d’Excellence s’inscrit dans une dynamique de valorisation de l’excellence féminine et de promotion de modèles inspirants en République de Guinée.

Journée scientifique autour de la langue, la culture et la citoyenneté

Le CIRD, a pris part ce mercredi 29 octobre 2025 à la journée scientifique qui s’est tenue dans la salle de conférence Nimba de l’HOTEL Atlantic View Conakry. Ce colloque organisé par L’ACADEMIE DES SCIENCES DE GUINÉE avait pour thème « langue, culture et citoyenneté, fondement d’un vivre ensemble durable ».

La première session modérée par Monsieur Justin Morel Junior, ancien ministre, a connu l’intervention d’éminentes personnalités scientifiques, parmi lesquelles nous pouvons citer le Pr. Mamadou Saliou DIALLO, Pr. Amadou Bano BARRY, Dr. Oumar SACKO, Pr. Kefing CONDÉ et Mme. Michèle KOUNDOUNO qui ont partagé chacun avec l’audience des informations et proposé des pistes de solutions pertinentes relatives aux différentes problématiques qui s’inscrivent dans le contexte du thème de l’évènement « langue, culture et citoyenneté fondement d’un vivre ensemble durable ».

La deuxième session intitulée « numérique, patrimoine linguistique, artistique et culturel », a été modérée par Dr. Safiatou Diallo enseignante-chercheuse, PCA du CIRD et animée par Mr. Kolly CAMARA d’IRPLA, Dr. Djibril KABA (CSIG) et Mr. Mamadou Saidou Aliou DIALLO.

Des échanges constructifs ont eu lieu afin de promouvoir un développement socioculturel inclusif et harmonieux incluant des outils Innovants, prenant en compte la tendance technologique.

La journée s’est soldée par une prestation du groupe folklorique traditionnel (Uni Art et Culture) de l’artiste Lamine Diabaté.

Laser Art Guinée félicite le CIRD pour les efforts en faveur de la paix et du patrimoine

Après la réussite des événements de signature du Pacte d’entente entre les différentes organisations communautaires et régionales de Guinée, les échos ne se furent pas entendus qu’entre les quatre murs de l’hôtel Kaloum, ils le firent au-delà. Des particuliers et des organismes ont félicité et encouragé le Centre d’Innovation et de Recherche pour le Développement dans sont élan de soutenir la paix et l’unité nationale. Ce fut le cas de M. Abdoulaye Barry, gérant et fondateur de Laser Art Guinée, une start-up guinéenne spécialisée dans la création, la personnalisation et la gravure laser sur bois.

Il a offert un design en bambou imprimé en leppi et sur lequel est réalisée une gravure fine et personnalisée intitulée « Pacte d’Entente pour la Paix ».

Ce cadeau, que cette entreprise a offert au CIRD, est un témoignage des efforts et de tous les travaux réalisés par le centre dans le cadre de la promotion de la paix, de l’unité nationale et de ses actions en faveur de la réconciliation nationale en Guinée.

Il est à retenir que le 10 juillet dernier, le CIRD a procédé, sous la présidence du Premier ministre Amadou Oury Bah, chef du gouvernement guinéen, à la signature du pacte d’entente pour la paix entre les coordinations régionales et les autorités morales, culturelles, coutumières et religieuses.

Ce pacte d’entente nationale est donc un contrat moral, social et symbolique. Il repose sur une idée forte, celle de s’engager collectivement pour la paix et la cohésion sociale. Par ce pacte, les signataires se sont engagés à ne pas tolérer la manipulation identitaire.

Laser Art Guinée, bien consciente de ce travail, a tenu à remercier le CIRD pour son engagement en faveur de la paix, mais aussi en faveur de la promotion et de la préservation du patrimoine guinéen, en lui offrant ce cadeau symbolique qui témoigne de toute leur reconnaissance pour les actions du CIRD.

Traite négrière : Le CIRD organise un voyage de recherche sur le Port négrier de Dominighuia

Une équipe de chercheurs du CIRD et quelques étudiants de GESCOP, a séjourné à Dominighuia, dans la préfecture de Boffa, ce 6 aout 2025, pour un voyage d’étude sur les sites négriers situés dans les zones de Boffa et Boké, pour les identifier, cartographier et documenter afin qu’ils soient restaurés, protégés et valorisés.

Ce voyage d’étude organisé par le Centre d’Innovation et de Recherche pour le Développement pour confronter les étudiants du GESCOP au terrain, leur fut une très belle expérience.

Pour la plupart de ces étudiants, c’est une première expérience de terrain. Elle leur appris à se familiariser avec les outils de collectes de données, et bientôt à ceux de l’analyse et l’interprétation des données recueillies sur le terrain et afin qu’ils acquièrent toutes les compétences nécessaires leur permettant de se positionner en véritable chercheurs dans le domaine de la gestion et la conservation du patrimoine guinéen.

Le CIRD se réjouit de la réussite de cette mission et félicite les étudiants du GESCOP pour les travaux réalisés, et les exhorte à plus de courage et d’abnégation pour la sauvegarde du patrimoine guinéen qui est une impérieuse nécessité.

Etudes avancées : Le CIRD lance un Master dédié au patrimoine

Le Master Gestion et Conservation des Patrimoines (GESCOP), a ouvert ses portes ce lundi 28 juillet 2025, à l’Université Général Lansana Conté de Sonfonia, avec une première de 30 étudiants.

Le premier module, intitulé « CONNAISSANCE DES PATRIMOINES » est dispensé par Pr Mor Ndao, historien, Professeur émérite des universités Sénégalaises, Directeur de l’Ecole doctorale Étude sur l’Homme et la Société (ETHOS), et Coordonnateur du collège des Écoles doctorales de l’Université Cheick Anta Diop. La salle X2 de l’UGLC a accueilli plus d’une trentaine d’Étudiants, issus de l’administration publique et privée, pour ce premier module intitulé « Connaissance des patrimoines », dispensé par le Pr Mor NDAO, Historien, Professeur émérite des Universités Sénégalaises, Directeur de l’École doctorale Étude sur l’Homme et la Société (ETHOS) et Coordonnateur du Collège des Écoles doctorales de l’Université Cheikh Anta DIOP. Venu spécialement de Dakar, il a adopté une Pédagogie basée sur l’échange transmettant ainsi des acquis précieux.

Ce Master s’incrit dans le cadre de la mise en œuvre de l’un de ses axes prioritaires inscrits dans son plan stratégique quinquennal du CIRD, notamment la promotion du patrimoine guinéen.

Intervenant sur la question stratégique de la mise en œuvre de ce master, Dr Safiatou Diallo, Fondatrice et PCA du Centre d’Innovation et de Recherche pour le Développement, a signalé l’importance stratégique de ce master et qu’ à « travers le GESCOP, le CIRD veut apporter une réponse au manque de spécialistes en gestion et la conservation du patrimoine en Guinée. » a-t-elle fait savoir et mieux encore « Master GESCOP vise à développer des compétences professionnelles en Gestion et Conservation du Patrimoine, et à former des cadres capables de travailler à l’inscription du patrimoine guinéen sur la liste mondiale de l’UNESCO. »

Ce programme conçu par le CIRD dont la mise en œuvre est assurée par lui en partenariat avec l’Université Général Lansana Conté de Sonfonia, est l’un des programmes les plus innovants de l’Enseignement supérieur en république de Guinée pour ne pas dire l’unique dans son genre dans la sous-région Ouest africaine.

DEDICACE DU LIVRE DE KADIATOU KONATE : LES MERES DE LA LIBERTE

Dre Safiatou Diallo, Fondatrice et PCA du CIRD, a pris part à la dédicace du tout nouveau livre de Kadiatou Konate, activiste des droits des femmes. C’était le samedi 26 juillet 2025, au Centre Culturel Franco-guinéen. Son livre, intitulé Les Mères de la liberté, femmes et luttes pour l’indépendance en Guinée, met en lumière les héroïnes qui se sont battues pour l’accession de notre pays à l’indépendance, dont les œuvres sont mises en minorité, méconnues ou ignorées simplement.

Au micro des journalistes du site d’information Guinée7, cette militante pour la défense des droits des femmes, devenue autrice pour la même cause, a livré le contenu de son ouvrage par ces mots : “Le livre ‘’Les mères de la liberté, femmes et lutte pour l’indépendance en Guinée’’ parle de nos mères, de ces femmes guinéennes qui ont milité aux côtés des hommes pour l’indépendance de la Guinée. Mais il ne s’arrête pas là. Il met aussi en avant celles qui, aujourd’hui encore, participent activement à la construction de notre pays. Les femmes n’ont jamais été en marge, même si on les cantonne souvent à la cuisine. Ce livre rappelle qu’elles ont toujours été là et qu’elles continuent d’agir”, a-t-elle déclaré.

A propos du livre, l’éditeur, Harmattan Guinée, a fait savoir que « la lutte pour l’indépendance de la Guinée a été marquée par l’engagement courageux des femmes, pourtant largement invisibilisées par l’histoire officielle. Si quelques figures comme Mafory BANGOURA ou Jeanne Martin CISSÉ émergent, de nombreuses militantes restent dans l’ombre, malgré leur rôle crucial dans l’organisation des réseaux clandestins, les mobilisations et le boycott des produits coloniaux. Ce silence n’est pas un oubli, mais un effacement systémique du rôle des femmes. » a-t-il écrit à propos du livre.

En tant qu’historienne, Dre Safiatou Diallo est intervenue pour lever un coin de voile sur cette partie de notre histoire, et rappeler pourquoi et comment les œuvres de ces femmes ont été invisibilisées. Elle a aussi rappelé que l’auteure n’a fait que titiller les historiens pour les emmener à s’intéresser à ce sujet dont le traitement scientifique devient une nécessité impérieuse.

Guinée : Signature du Pacte d’Entente National pour la paix, l’unité et la cohésion sociale

Conakry, le 10 juillet 2025. La République de Guinée amorce un tournant historique vers la paix durable et la cohésion nationale. Sous la présidence de Monsieur le Premier Ministre, chef de Gouvernement Monsieur Amadou Oury Bah, une cérémonie solennelle a marqué la signature du Pacte d’Entente Nationale pour la Paix, l’Unité et la Cohésion Sociale. Un document engageant autorités politiques, religieuses, coutumières et morales à œuvrer pour le maintien de la paix. L’objectif visé : soutenir la lutte contre la manipulation ou l’instrumentalisation politique et sociale, jeter les bases d’une culture de la citoyenneté et des droits de l’homme et renforcer la redevabilité des gouvernants. Le Pacte cherche aussi à créer les conditions d’une réconciliation nationale.

La cérémonie a eu lieu en présence des Coordinations régionales, des autorités religieuses, morales et coutumières venues des quatre régions du pays, des partenaires techniques et financiers et des institutions nationales et internationales.

Organisée par le Centre d’Innovation et de Recherche pour le Développement (CIRD), en partenariat avec le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), le Haut-Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme (HCDH) et le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA), cette initiative s’inscrit dans le cadre du Projet d’appui au renforcement de la cohésion sociale et de la réconciliation nationale, financé par le Fonds des Nations Unies pour la Consolidation de la Paix (PBF) à hauteur de 3 204 998 USD.

Le Pacte est élaboré à la suite de l’étude intitulée “Identification et écriture de bonnes pratiques et savoirs locaux respectueux des droits des femmes et des hommes”, conduite par le CIRD dans le cadre de « Projet d’appui au renforcement de la cohésion sociale et à la réconciliation nationale en Guinée » mis en œuvre par le PNUD, le HCDH et UNFPA.

Dans ce document de 6 pages, 4 chapitres et 11 articles, on traite de la façon dont autorités religieuses, coutumières et morales, aux côtés de celles politiques, vont s’impliquer pour prévenir les conflits en Guinée : « C’est toute la Guinée qui est représentée pour convenir ensemble à renoncer au droit de se faire justice soi-même, renoncer à la violence. Comme mode de règlement des conflits, il offre la possibilité à la paix d’advenir et d’être durable… Le pacte que nous signons aujourd’hui est le fruit d’un long processus de recherche conduite dans toutes les régions de la Guinée. Cette étude a reposé sur des entretiens, des observations et de la recherche documentaire. Nous avons écouté les citoyens, les coordinations, les chefs religieux, les femmes, les jeunes pour comprendre leurs expériences en matière de conflit, leurs attentes… », explique Dr Safiatou Diallo, Fondatrice et PCA du CIRD. Pour qui « Vivre ensemble ne signifie pas simplement coexister, cela implique de cohabiter, de partager des espaces, de partager des responsabilités, de partager des projets. Vivre ensemble n’est profitable que si la cohabitation l’emporte sur la coexistence… Les coordinations régionales s’engagent à ne plus tolérer la manipulation identitaire, les autorités coutumières s’engagent à jouer un rôle actif de médiation dans l’égalité et l’Etat, en devenant consignateurs du pacte, s’engagent à garantir les droits, à assurer la justice pour tous les citoyens », a-t-elle déclaré.

Monsieur le Premier Ministre, chef de Gouvernement M. Amadou Oury Bah, accompagné de nombreux membres du Gouvernement, des cadres et conseillers de la Primature, a encouragé les signataires à veiller au respect des engagements pris : « Ce que nous signons aujourd’hui est un engagement solennel au service de la paix, de la cohésion et de la stabilité durables. La Guinée doit montrer la voie, pour elle-même et pour la région… La paix n’est jamais acquise. C’est un combat quotidien. Mais aujourd’hui, un pas important vient d’être franchi pour la Guinée. »

Pour le Représentant Résidant du PNUD, Monsieur Anthony Ohemeng Boamah, « La paix et la cohésion sociale ne sont jamais définitivement acquises. Elles se maintiennent grâce à la patience, au dialogue, au respect de nos diversités et à la recherche constante de justice. Elles exigent de chaque acteur national, un effort soutenu pour surmonter le clivage, panser les blessures et bâtir collectivement les fondements d’un vivre ensemble. » Pour lui, le Pacte ainsi signé n’est qu’un point de départ, « … une boussole et une politique pour guider nos actions futures. Il nous interpelle tous, autorités, citoyens, sur notre responsabilité collective qui exige vigilance et engagement constant. »

De son côté, Madame Cristelle Youness a souligné que « Ce moment solennel marque une étape décisive dans le cheminement collectif du peuple guinéen vers une société plus juste, plus inclusive et résolument tourné vers la paix durable. Il s’agit d’une volonté commune de dépasser les clivages, les plaisirs du passé et de construire un avenir fondé sur le dialogue, la solidarité, le respect mutuel… La paix n’est pas un acquis, elle se construit chaque jour dans nos paroles, nos gestes, nos décisions. En signant ce pacte, vous écrivez une nouvelle page de l’histoire de la Guinée, une page d’espoir, de courage. ».

COOPERATION : L’AMBASSADE DE FRANCE EN GUINEE, EN VISITE LE CIRD

En compagnie des services techniques de l’Ambassade, Son Excellence Monsieur Luc BRIARD, Ambassadeur de France en Guinée et en Sierra Leone, s’est rendu, ce mardi 1er juillet 2025, dans les locaux du CIRD, Centre d’Innovation et de Recherche pour le Développement. Il a été reçu par Dr Safiatou Diallo et l’ensemble du personnel du CIRD.

En plus de l’équipe du CIRD, cette rencontre a réuni des chercheurs associés, le directeur de l’IRBAG de Kindia et des étudiants du Master GESCOP (Gestion et Conservation du Patrimoine). Elle a permis de riches échanges autour des axes de recherche du Centre, de ses initiatives en matière de patrimoine et de développement, ainsi que des opportunités de collaboration entre les deux institutions.

Son excellence Monsieur l’Ambassadeur s’est réjoui de cette rencontre, et a félicité Dr Safiatou Diallo et le CIRD pour le chemin parcouru, les efforts consentis pour le rayonnement de la recherche en Guinée et pour la participation du CIRD au processus de développement amorcé en Guinée durant ces dix années de son existence.

« Je suis venu ce matin à la rencontre de l’équipe très diverse et ce magnifique projet du CIRD que conduit Dr Safiatou Diallo porte depuis dix ans, qui est un Tink Tank. C’est-à-dire qu’on réfléchit, mais qu’on y fait des choses. Ce sont des programmes de recherche appliquée, c’est des conférences, des débats, des analyses, c’est de la conduite des politiques publiques pour éclairer les décideurs. Je crois que le slogan du CIRD « comprendre le présent, construire le futur », c’est tout à fait du sens, parce que sans apports scientifiques, on ne peut pas conduire les politiques publiques. Sans comprendre le passé, on ne peut se projeter dans l’avenir. C’est ce à quoi s’attelle Dr Safiatou Diallo » a-t-il félicité le CIRD.

La rencontre s’est terminée sur une note d’espoir par des propositions de partenariat entre les deux institutions pour le bien de la Guinée, de la recherche et du développement économique et social du pays auquel participe activement le CIRD en tant une institution d’utilité publique.  Et un focus particulier a été porté sur le Master GESCOP, un programme de formation innovant destiné à former des experts en gestion, conservation et valorisation du patrimoine historique et culturel en Guinée.