DEDICACE DU LIVRE DE KADIATOU KONATE : LES MERES DE LA LIBERTE

Dre Safiatou Diallo, Fondatrice et PCA du CIRD, a pris part à la dédicace du tout nouveau livre de Kadiatou Konate, activiste des droits des femmes. C’était le samedi 26 juillet 2025, au Centre Culturel Franco-guinéen. Son livre, intitulé Les Mères de la liberté, femmes et luttes pour l’indépendance en Guinée, met en lumière les héroïnes qui se sont battues pour l’accession de notre pays à l’indépendance, dont les œuvres sont mises en minorité, méconnues ou ignorées simplement.

Au micro des journalistes du site d’information Guinée7, cette militante pour la défense des droits des femmes, devenue autrice pour la même cause, a livré le contenu de son ouvrage par ces mots : “Le livre ‘’Les mères de la liberté, femmes et lutte pour l’indépendance en Guinée’’ parle de nos mères, de ces femmes guinéennes qui ont milité aux côtés des hommes pour l’indépendance de la Guinée. Mais il ne s’arrête pas là. Il met aussi en avant celles qui, aujourd’hui encore, participent activement à la construction de notre pays. Les femmes n’ont jamais été en marge, même si on les cantonne souvent à la cuisine. Ce livre rappelle qu’elles ont toujours été là et qu’elles continuent d’agir”, a-t-elle déclaré.

A propos du livre, l’éditeur, Harmattan Guinée, a fait savoir que « la lutte pour l’indépendance de la Guinée a été marquée par l’engagement courageux des femmes, pourtant largement invisibilisées par l’histoire officielle. Si quelques figures comme Mafory BANGOURA ou Jeanne Martin CISSÉ émergent, de nombreuses militantes restent dans l’ombre, malgré leur rôle crucial dans l’organisation des réseaux clandestins, les mobilisations et le boycott des produits coloniaux. Ce silence n’est pas un oubli, mais un effacement systémique du rôle des femmes. » a-t-il écrit à propos du livre.

En tant qu’historienne, Dre Safiatou Diallo est intervenue pour lever un coin de voile sur cette partie de notre histoire, et rappeler pourquoi et comment les œuvres de ces femmes ont été invisibilisées. Elle a aussi rappelé que l’auteure n’a fait que titiller les historiens pour les emmener à s’intéresser à ce sujet dont le traitement scientifique devient une nécessité impérieuse.

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