Guinée : Signature du Pacte d’Entente National pour la paix, l’unité et la cohésion sociale

Conakry, le 10 juillet 2025. La République de Guinée amorce un tournant historique vers la paix durable et la cohésion nationale. Sous la présidence de Monsieur le Premier Ministre, chef de Gouvernement Monsieur Amadou Oury Bah, une cérémonie solennelle a marqué la signature du Pacte d’Entente Nationale pour la Paix, l’Unité et la Cohésion Sociale. Un document engageant autorités politiques, religieuses, coutumières et morales à œuvrer pour le maintien de la paix. L’objectif visé : soutenir la lutte contre la manipulation ou l’instrumentalisation politique et sociale, jeter les bases d’une culture de la citoyenneté et des droits de l’homme et renforcer la redevabilité des gouvernants. Le Pacte cherche aussi à créer les conditions d’une réconciliation nationale.

La cérémonie a eu lieu en présence des Coordinations régionales, des autorités religieuses, morales et coutumières venues des quatre régions du pays, des partenaires techniques et financiers et des institutions nationales et internationales.

Organisée par le Centre d’Innovation et de Recherche pour le Développement (CIRD), en partenariat avec le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), le Haut-Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme (HCDH) et le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA), cette initiative s’inscrit dans le cadre du Projet d’appui au renforcement de la cohésion sociale et de la réconciliation nationale, financé par le Fonds des Nations Unies pour la Consolidation de la Paix (PBF) à hauteur de 3 204 998 USD.

Le Pacte est élaboré à la suite de l’étude intitulée “Identification et écriture de bonnes pratiques et savoirs locaux respectueux des droits des femmes et des hommes”, conduite par le CIRD dans le cadre de « Projet d’appui au renforcement de la cohésion sociale et à la réconciliation nationale en Guinée » mis en œuvre par le PNUD, le HCDH et UNFPA.

Dans ce document de 6 pages, 4 chapitres et 11 articles, on traite de la façon dont autorités religieuses, coutumières et morales, aux côtés de celles politiques, vont s’impliquer pour prévenir les conflits en Guinée : « C’est toute la Guinée qui est représentée pour convenir ensemble à renoncer au droit de se faire justice soi-même, renoncer à la violence. Comme mode de règlement des conflits, il offre la possibilité à la paix d’advenir et d’être durable… Le pacte que nous signons aujourd’hui est le fruit d’un long processus de recherche conduite dans toutes les régions de la Guinée. Cette étude a reposé sur des entretiens, des observations et de la recherche documentaire. Nous avons écouté les citoyens, les coordinations, les chefs religieux, les femmes, les jeunes pour comprendre leurs expériences en matière de conflit, leurs attentes… », explique Dr Safiatou Diallo, Fondatrice et PCA du CIRD. Pour qui « Vivre ensemble ne signifie pas simplement coexister, cela implique de cohabiter, de partager des espaces, de partager des responsabilités, de partager des projets. Vivre ensemble n’est profitable que si la cohabitation l’emporte sur la coexistence… Les coordinations régionales s’engagent à ne plus tolérer la manipulation identitaire, les autorités coutumières s’engagent à jouer un rôle actif de médiation dans l’égalité et l’Etat, en devenant consignateurs du pacte, s’engagent à garantir les droits, à assurer la justice pour tous les citoyens », a-t-elle déclaré.

Monsieur le Premier Ministre, chef de Gouvernement M. Amadou Oury Bah, accompagné de nombreux membres du Gouvernement, des cadres et conseillers de la Primature, a encouragé les signataires à veiller au respect des engagements pris : « Ce que nous signons aujourd’hui est un engagement solennel au service de la paix, de la cohésion et de la stabilité durables. La Guinée doit montrer la voie, pour elle-même et pour la région… La paix n’est jamais acquise. C’est un combat quotidien. Mais aujourd’hui, un pas important vient d’être franchi pour la Guinée. »

Pour le Représentant Résidant du PNUD, Monsieur Anthony Ohemeng Boamah, « La paix et la cohésion sociale ne sont jamais définitivement acquises. Elles se maintiennent grâce à la patience, au dialogue, au respect de nos diversités et à la recherche constante de justice. Elles exigent de chaque acteur national, un effort soutenu pour surmonter le clivage, panser les blessures et bâtir collectivement les fondements d’un vivre ensemble. » Pour lui, le Pacte ainsi signé n’est qu’un point de départ, « … une boussole et une politique pour guider nos actions futures. Il nous interpelle tous, autorités, citoyens, sur notre responsabilité collective qui exige vigilance et engagement constant. »

De son côté, Madame Cristelle Youness a souligné que « Ce moment solennel marque une étape décisive dans le cheminement collectif du peuple guinéen vers une société plus juste, plus inclusive et résolument tourné vers la paix durable. Il s’agit d’une volonté commune de dépasser les clivages, les plaisirs du passé et de construire un avenir fondé sur le dialogue, la solidarité, le respect mutuel… La paix n’est pas un acquis, elle se construit chaque jour dans nos paroles, nos gestes, nos décisions. En signant ce pacte, vous écrivez une nouvelle page de l’histoire de la Guinée, une page d’espoir, de courage. ».

Prix du Livre Guinéen 3ème édition

Lamine Kamara est un esprit fécond. Depuis environ trois décennies, il nous a habitués à dévorer avec avidité ses écrits. Le large éventail couvert par sa plume va du roman à l’essai en passant par l’autobiographie, les contes et autres études de cas. Après son bestseller « Safrin ou le Duel au Fouet » prix de l’UNESCO en Guinée, « Mariame Waraba ou le Destin d’une Femme », il nous gratifie d’un superbe roman, Notoughol ou l’Épreuve de virginité. Sur fond d’aventures humaines croisées, dans ces pages captivantes il nous plonge dans l’univers de la femme avec ses dits et non-dits.

Ce livre disponible sur ce lien https://www.youscribe.com/page/prix-du-livre-guineen-2024 a été nominé pour le prix du livre guinéen 2024 par la fondation Orange Guinée.

LA GUINEE REND UN DERNIER HOMMAGE NADINE BARI, DECEDI LE 10 DECEMBRE 2023

Le dimanche 17 décembre 2023, le CIRD, en partenariat avec l’Association des Victimes du Camp Boiro (AVCB), l’Association des Ecrivains de Guinée (AEG), les Editions Ganndal et l’ONG Guinée-Solidarité, organise une cérémonie hommage à Nadine BARI, décédée le 10 décembre 2023, à l’Île de la Réunion. Écrivaine, humanitaire et veuve d’Abdoulaye Djibril Barry, Nadine BARI était une amie du CIRD. Nadine BARI, née en 1940 à Terrasson-Lavilledieu en Dordogne (France) est une écrivaine, juriste et actrice guinéenne et française. Depuis la disparition brutale de son mari en 1972 après 11 ans mariage, Nadine a usé de tous les fronts pour connaitre la vérité. Elle a usé de son talent d’écrivain pour exprimer son amour pour son époux et la nostalgie de l’être aimé.

Nadine Bari n’est plus : Fin de combat pour la veuve d’Abdoulaye Djibril Barry

Nadine Bari s’est éteinte ce dimanche 10 décembre 2023, à l’Île de la Réunion, où elle vivait chez ses enfants. Écrivaine, humanitaire et veuve d’Abdoulaye Djibril Barry, Nadine Bari était une amie du Centre d’Innovation et de Recherche pour le Développement (CIRD).

Le 18 Décembre 2021, le CIRD lui avait rendu hommage par l’organisation d’une journée sur le thème 𝘕𝘢𝘥𝘪𝘯𝘦 𝘉𝘢𝘳𝘪, 𝘤𝘰𝘮𝘣𝘢𝘵 𝘦𝘵 œ𝘶𝘷𝘳𝘦𝘴, marquée par la projection du film intitulé 𝘏𝘪𝘦𝘳, 𝘫𝘦 𝘵’𝘦𝘴𝘱é𝘳𝘢𝘪𝘴 𝘦𝘯𝘤𝘰𝘳𝘦. Un film qui retrace la quête qu’elle avait menée pour retrouver les traces de son mari disparu en Guinée sous le premier régime. La journée a aussi été marquée par des témoignages et une exposition (livres, photographies…)

Le CIRD s’incline devant la mémoire de cette personnalité, pour son amour à son mari, à la Guinée et aux combats qu’elle a menés pour faire advenir la vérité et contribuer au développement du pays. Il présente ses condoléances les plus émues à sa famille, à ses proches et à tout le peuple de Guinée.

VOICI LE PROGRAMME DU COLLOQUE INTERNATIONAL SUR LES 60 ANS DE L’INTERATION AFRICAINE

COLLOQUE INTERNATIONAL

jeudi 26 octobre, vendredi 27 octobre et samedi 28 octobre 2023

L’Unité africaine : entre panafricanisme et intégration régionale

 

Programme (susceptible de modification)

 

Jeudi 26 octobre (matin)

Ouverture officielle du colloque

Discours d’ouverture

Conférences inaugurales

BALDE Maladho Siddy (Sonfonia) Le rêve d’Unité africaine et d’intégration régionale des anciens face aux États fragiles des héritiers dans l’espace CEDEAO

PAUTHIER Céline (univ. de Nantes) Panafricanisme, décolonisations et expérience guinéenne

 

Jeudi 26 octobre (après-midi)

Axe 1 : Les défis auxquels est confrontée l’intégration africaine d’un point de vue politique, économique et sécuritaire

– Session 1, Ismaël BARRY (Sonfonia) président de séance

BANTENGA W M (univ. Ki-Zerbo, Ouagadougou ; Burkina Faso) Les pays de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) dans les classements (Indice du Développement Humain) du PNUD (1990-2022) : réflexion sur l’intégration africaine

SEDEGAN Korê Ebénézer (univ. d’Abomey-Calavi, Bénin) L’OUA/UA et les sommets partenariaux entre les puissances du monde et l’Afrique continentale (1973-2023)

DIALLO Abdoulaye (UCAD, Sénégal) La problématique d’intégration de certains Africains de l’Organisation de l’unité Africaine (OUA) jusqu’à l’Union Africaine (UA) : les difficultés d’incorporation dans le secteur économique, social et culturel

BAIMA Barthélémy (univ. de Maroua, Cameroun) L’intégration dans la zone CEMAC à l’épreuve des contraintes institutionnelles et infrastructurelles.

 

– Session 2, Saïdou MAGASSOUBA (Sonfonia) président de séance

DIALLO Mamadou Sounoussy (Sonfonia) Le système migratoire ouest-africain : entre logiques frontalières et intégration sous régionale. La Guinée et de ses voisins du Nord-Ouest

MAMAN Halourou (univ. de Lomé, Togo) Les politiques agricoles intégrées de lutte contre l’insécurité alimentaire en Afrique : l’exemple du Togo (2002-2015)

SAYIBIA Philippe Essodina et GUEZERE Assogba (univ. de Kara, Togo), Axes routiers transversaux et intégration des états d’Afrique de l’ouest : exemple du Ghana, du Togo et du Bénin

TOLNO Michel Mathieu & Lonseny KEITA (Sonfonia) Le rôle des acteurs non étatiques dans la construction de l’intégration régionale en Afrique de l’Ouest : une perspective sociologique sur les frontières au-delà des structures institutionnelles.

ZOA ATEBA Yves Barthélémy (univ. de Douala, Cameroun) De RASCOM à RASCOM-QAF1 et RASCOM-QAF1R : Histoire d’une néo-dépendance des télécommunications par satellite africaines à l’Occident (1992-2022)

 

Vendredi 27 octobre, matin

Axe 2 : le panafricanisme comme mouvement intellectuel

 Session 3, Gilbert IFFONO (Sonfonia) président de séance

CHENA Salim (LAM, Bordeaux, France) L’Afrique du Nord : de pionnière à obstacle de l’intégration africaine ? rôle de moteur ou, au contraire, de frein que peut jouer le septentrion africain vis-à-vis du reste du continent

NAKAO Sakiko (univ. Chuo, Tokyo, Japon) Décoloniser l’histoire africaine ? Entre projets panafricains et orientation nationaliste

KEITA Fodé Bangaly (Kindia) « L’indivisibilité, concept de Sékou Touré comme théorie panafricaine de mise en commun des ressources pour la création des États-Unis d’Afrique de 1958 à 1983 ».

AUQUE-PALLEZ Ysé (LAM, Bordeaux, France) Quel héritage du panafricanisme ? Continuités et discontinuités entre mouvements panafricanistes actuels et passés depuis la France

NDAO Mor (UCAD, Sénégal), L’intégration régionale et continentale en débat : le cas de la Sénégambie

DIALLO Moussa (univ. de Manga, Burkina Faso) Du projet de création des États-Unis d’Afrique au projet de l’intégration africaine

AFAGA Aunel Malaury (univ. Yaoundé I, Cameroun) La paradiplomatie chefferiale en Afrique : un atout pour le panafricanisme et l’intégration continentale ?

 

Session 4, Djenabou BARRY (Sonfonia) présidente de séance

KIEMA Christine (univ. Ki-Zerbo, Ouagadougou ; Burkina Faso) et Risnata Sidaponsian OUEDRAOGO Panafricanisme et intégration régionale : quelles contributions des leaders féminins ?

TOURÉ Tiranke (Sonfonia) Voix oubliées, contributions essentielles : le rôle des femmes dans la lutte panafricaine

DJOUM Jean-Paul II (univ. Yaoundé, Cameroun) « Pour une intégration africaine basée sur la technoscience à partir de Marcien TOWA (1931-2014) »

LANKOANDE Hénoc K. et Kouda Ousmame et Somé Nestor (univ. Ki-Zerbo, Ouagadougou, Burkina Faso) Problématique des langues et cultures en Afrique

TADADJEU Menda’a Johanna (univ. Yaoundé II, Cameroun) Contre-éducation panafricaine : pour une ré-écriture inclusive de l’histoire de l’unité africaine

BORO Jonatan (univ. Jean Jaurès, Toulouse, France et univ. Ki-Zerbo, Ouagadougou, Burkina Faso) Afrique et défis de développement, décoloniser les mentalités pour construire une nouvelle Conscience panafricaine qui développe

SENE Aliou (UCAD, Sénégal) Le programme d’Histoire de Tananarive : Décolonisation et Panafricanisme

 

Vendredi 27 octobre, après-midi

Axe 3 : la culture et la production des connaissances comme instrument au service de l’intégration africaine et/ou de la pensée panafricaine

 Session 5, Mamadou Dinde DIALLO (Kankan) président de séance

BEKONO Cyrille Aymard (univ. Yaoundé 1, Cameroun) Libre circulation des personnes et intégration sous-régionale en Afrique centrale : le cas des universitaires (de l’UDEAC à la CEMAC)

OUEDRAOGO Boureima (univ. Ki-Zerbo, Ouagadougou, Burkina Faso) La (Re)valorisation de la médecine traditionnelle : quelle contribution de la Commission scientifique, technique et de recherche (CSTR) de l’OUA au Burkina Faso ?

GNEBORA Oumarou (univ. Douala, Cameroun) Associatives culturelles et intégration des peuples « trait-d’union » entre le Cameroun et le Tchad dans la Vallée du Logone

SANOU Ibrahim (univ. Ki-Zerbo, Ouagadougou, Burkina Faso) Les effets de l’organisation et de la participation à la CAN sur L’intégration entre les États et Les peuples en Afrique : exemple du Burkina Faso de 1998 à 2022

 

Session 6, Mamadi Bamba (Sonfonia) président de séance

MBOGNI NANKENG Lucie (univ. Dschang, Cameroun) Restituer et re-connecter : Vers un renforcement de la pensée panafricaine à travers les arts et le patrimoine culturel hors du continent

SAMBARE Boubacar (univ. Nazi Boni, Bobo Dioulasso, Burkina Faso) Le panafricanisme vu à travers trois textiles ouest-africains : le bogolan, le kente et le faso dan fani

TARNAGDA Boukary (univ. Nazi Boni, Bobo Dioulasso, Burkina Faso) : Les mythes, épopées et histoires africains au théâtre comme source d’un fondement panafricaniste

BONI Seydou (univ. Ki-Zerbo, Ouagadougou, Burkina Faso) Fictionnalisation du panafricanisme : de Patrick G. Ilboudo à Abdourahman Waberi, deux visions antagonistes (?) dans Le Héraut têtu (1991) et Aux États-Unis d’Afrique (2006)

Samedi 28 octobre 2023

table-ronde animé par Moussa Willy Bantenga (univ. Ki-Zerbo, Ouagadougou) et Céline Pauthier (univ. Nantes, IMAF Paris) : « grands témoins et acteurs entre passé et présent »

PRIX LITTERAIRE WILLIAMS SASSINE : C’EST PARTI POUR LA 4ème EDITION

Le mardi 14 mars 2023, le CIRD a lancé la 4ème édition du Prix Littéraire Williams Sassine – PLWS. C’était lors d’une cérémonie présidée par Madame Fatoumata BAH, Conseillère Recherche et Innovation, représentant Madame la ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique et de l’Innovation. Plusieurs autres personnalités du monde des arts et des lettres, des représentants des familles SASSINE et NIANE ont rehaussé de leur présence la rencontre.

EDITION HOMMAGE A CAMARA LAYE

L’édition est un hommage à Camara Laye (1er janv.1928 – 4 févr.1980), écrivain guinéen qui, loin de son milieu traditionnel et à travers un enfant (L’Enfant noir), a conté avec nostalgie et revendique avec fierté son appartenance aux valeurs traditionnelles africaines. C’est aussi l’hommage à ce haut fonctionnaire premier ambassadeur de Guinée à Accra, Directeur de l’Institut National de la Recherche et de la Documentation, mais aussi ce prisonnier qui, pour sauver sa vie et celle de sa famille, était contraint à l’exil qui lui ouvrira les portes de l’Institut fondamental d’Afrique noire (IFAN).

SOUMISSION DES CANDIDATURES

Conformément aux dispositions du Règlement général du Concours et le chronogramme établi, les candidatures sont soumises au CIRD jusqu’au 31 juillet 2023 à minuit. Les nouvelles sont envoyées en version électronique sur info@cirdguinee.org

LES LAUREATS ET PRIX

La présente récompense 3 lauréats : le 1er a une enveloppe de 1000 dollars plus un trophée, le 2ème a une enveloppe de 600 dollars plus un trophée, le 3ème recueille 400 dollars plus un trophée.

L’EDITION DU RECUEIL

Comme dans les précédentes, les nouvelles primées de cette édition seront publiées dans un recueil.

Merci de cliquer sur ce lien pour lire et télécharger le REGLEMENT GENERAL du concours.

REMISE DU PRIX A SOULEYMANE KADIATOU SYLLA, 2ème LAUREAT DE LA 3ème EDITION

Le vendredi 18 novembre 2022, Souleymane Kadiatou SYLLA, 2ème lauréat du Prix Littéraire Williams Sassine, a reçu son Prix composé d’une enveloppe de 800 dollars, d’un trophée et d’une attestation. La remise s’est faite dans les locaux du CIRD, à Kipé Dadia Mosquée, par la Fondatrice et le Directeur Exécutif, en présence du personnel.

PRIX LITTERAIRE WILLIAMS SASSINE : LA REMISE OFFICIELLE DES PRIX

Le Centre International de Recherche et de Documentation (CIRD) a procédé à la remise des Prix aux lauréats de la troisième édition du Prix Littéraire Williams Sassine. Concours biennal international qui a pour but d’inciter les jeunes à la lecture et l’écriture, valoriser la littérature et rendre hommage aux écrivains. Parrainé par Tierno Monenembo, la présente édition est un hommage à feu Djibril Tamsir Niane, décédé en 2021.

La cérémonie qui s’est déroulée au Palm Camayenne de 16h à 18h a connu la présence de Dr Facinet Conté et M. Faya François Bourouno, respectivement Secrétaires généraux du Ministère de l’Enseignement Supérieur de la Recherche Scientifique et de l’Innovation et celui de la Culture, de Hadja Mafory Bangoura, la Directrice Générale de la Recherche scientifique. Il y avait aussi de nombreux partenaires techniques et financiers, dont Monsieur Vincent Martin, Coordonnateur-Résident du Système des Nations Unies, El Hadj Saliou Diallo, représentant du Représentant-résident du PNUD, les Représentants-résidents de l’UNDH, de la FAO et plusieurs personnalités issues du monde de la culture, des arts et lettres.

Les résultats de ce concours ont été rendus publiques le 25 mars 2022, à l’occasion du cinquième anniversaire du CIRD. La présente édition a été lancée le 4 Septembre 2021 et les candidatures ont été reçues jusqu’au 30 novembre 2021. A partir de décembre de la même année, le Comité de lecture a eu deux mois pour lire et présélectionner, dans l’anonymat total, les dix meilleures nouvelles. Celles-ci ont été transmises au jury qui a travaillé pendant un mois dans les mêmes conditions d’anonymat pour identifier les quatre meilleures.

Dans son allocution, le Directeur Exécutif du CIRD remercie les nombreuses personnalités pour leur présence à la cérémonie qui marque la fin de cette troisième édition. Il remercie également toutes ces personnes qui ont contribué à l’obtention de ces résultats et félicite les heureux lauréats. “Le prix Sassine, jeune, on peut le dire, est en train de faire son bonhomme de chemin et d’être bien connu.  Le nombre croissant des candidatures et l’élargissement de l’espace géographique des compétiteurs, d’une année à l’autre le montrent à suffisance. De 64 candidatures dont 11 venues de 5 pays étrangers pour la 1ère édition (2018) à 41 nouvelles dont 12 venues de 8 pays étrangers lors de la deuxième édition (2020), marquée par la COVID, nous en sommes, en 2022, à 107 candidatures dont 69 venues de 20 pays étrangers dont l’un, tenez-vous bien, est la Polynésie Française. Il totalise, pour l’ensemble des éditions, 12 lauréats guinéens et étrangers en raison de quatre par édition, pour un total de 212 candidatures. Cela montre, Chers Mesdames et Messieurs, que le PLWS est devenu planétaire après seulement trois éditions. Le CIRD entend le maintenir et le qualifier avec bien sûr, votre soutien et vos appuis”, souligne le Directeur exécutif.

S’adressant aux candidats, il affirme : “Dans une compétition, il faut certes un gagnant, sinon j’aurais dit et j’emprunte ces mots aux membres du comité de lecture que les 107 nouvelles sont toutes de grande qualité. J’en profite pour féliciter tous les participants car et vous conviendrez avec moi, que dans un tel exercice, il n’y a pas de perdants, il n’y a que des gagnants”.

De nombreux témoignages ont ponctué la cérémonie. Son Excellence Vincent Martin, M. Lamine Capi Kamara, auteur, El Hadj Souleymane Diallo du journal Le Lynx qui a longtemps collaboré avec Williams Sassine, Pr Maladho Siddi Baldé, historien, ont tous évoqué des souvenirs et la grandeur de Sassine, Djibril Tamsir Niane et Tierno Monenembo.

Les mots des lauréats

Parmi les lauréats, Souleymane Kadiatou Sylla, 2ème, était le seul dans la salle. Pour lui, cette distinction, de par sa particularité, est une réelle satisfaction. « C’est un prix à dimension internationale, qui est différent de tous les autres prix que j’ai eu à rafler précédemment. J’aime beaucoup la littérature, j’écris et ce prix vient de renforcer mon courage, je vais continuer parce que c’est ce qu’il faut pour garder l’essence de notre patrimoine culturel », a-t-il déclaré juste après avoir reçu son prix des mains de l’écrivain Lamine Kamara, auteur du roman Safrin ou le duel au fouet.

Pour leur part, Guscioni Jonathan Renée Raymond Guido, 1er lauréat, et Tala Fotie Maxime, 3ème lauréat, qui suivait leur consécration de depuis la France et le Cameroun, ont exprimé leur joie de compter parmi les quatre gagnants sur 107 candidats, puis ont remercié le CIRD pour ce prix planétaire. Hamed Bah, le 4ème, était représenté par ses parents qui se sont dit honorés.

Le CIRD, conformément à sa devise Comprendre le présent, Construire le futur, reste fidèle à ses engagements de promouvoir la Recherche, le Livre et la Science, valoriser le Patrimoine historique et culturel et être acteur de la Formation continue.

RESULTATS DE LA TROISIEME EDITION DU PRIX LITTERAIRE WILLIAMS SASSINE

Ce 25 mars 2022 est le cinquième anniversaire depuis le lancement des activités du Centre international de Recherche et de Documentation (CIRD). La Direction et la Fondation du Centre remercient toutes ces personnes qui ont contribué au rayonnement du Centre.

Le CIRD met l’occasion a profit pour rendre public les résultats de la troisième édition du Prix Littéraire Williams Sassine (PLWS). Concours biennal international qui a pour but d’inciter les jeunes à la lecture et l’écriture, valoriser la littérature et rendre hommage aux écrivains. La présente édition qui rend hommage à feu Djibril Tamsir Niane, décédé en 2021, a connu un record de participation avec 107 candidatures dont 69 venues de 19 pays étrangers.

Les résultats sont accessibles sur le site internet du CIRD, www.cirdguinee.org,  ainsi que ses réseaux sociaux, Facebook : Cirdguinee, Twitter : @CirdGuinee, et LinkedIn CirdGuinee-Conakry.

La publication de ces résultats marque l’avant dernière étape de la présente édition lancée le 4 Septembre 2021 et dont la soumission des candidatures s’est poursuivie jusqu’au 30 novembre 2021. A partir de décembre de la même année, le comité de lecture a eu deux mois pour lire et présélectionner, dans l’anonymat total, les dix meilleures nouvelles. Celles-ci ont été transmises au jury qui a travaillé pendant un mois dans les mêmes conditions d’anonymat pour dénicher les quatre meilleures.

Le CIRD félicite les heureux lauréats et remercie l’ensemble des candidats pour leur patience et l’intérêt qu’ils accordent à nos activités, en particulier au Prix Littéraire Williams qui permet de dénicher des talent cachés.

Le CIRD, conformément à sa devise Comprendre le présent, Construire le futur, reste fidèle à ses engagements de promouvoir la Recherche, le Livre et la Science, valoriser le Patrimoine historique et culturel et être acteur de la Formation continue.

Ci-dessous la liste des lauréats de la 3ème édition du Prix Littéraire Williams Sassine

Nom et Prénoms Pays Titres des Nouvelles Rang
1 GUSCIONI Jonathan Renée Raymond Guido FRANCE Coïncidences 1er
2 SYLLA Souleymane Kadiatou GUINEE L’héritier des griots 2ème
3 TALA FOTIE Maxime CAMEROUN Chemin de non-retour 3ème
4 BAH Ahmed FRANCE Les étoiles sont immortelles 4ème

LE CIRD A DUBREKA

Ce 22 mars, le CIRD est à l’institut des Arts Mory Kanté de Dubréka où il organise une conférence sur « Cinéma et État en Guinée ». C’est encore le duo Odile GOERG, professeure émérite d’histoire à l’université Paris 7-Denis Diderot et Gabrielle Chomentowski, enseignante à Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et chargée de la recherche au CNRS. Avec les étudiants de ISAMK, les échanges ont tourné autour de trois parties.
1- l’état du cinéma : porte sur l’arrivée du cinéma dans les bagages du colon et son début en Guinée, la cartographie des salles…
2- le cinéma sous Sékou Touré : dans cette partie, les conférencières ont présenté le cinéma sous la première République et la politique du cinéma mise en place. Laquelle politique état basée sur trois fonctions : divertir, éduquer et contrôler. C’est ce qui va continuer jusqu’en 71, année à laquelle de nombreux cinéastes Guinéens qui ont pourtant été formés à l’étranger ont été arrêtés à la suite de l’agression de 22 novembre 1970.
3- le cinéma sous la 2ème République : le désengagement de l’Etat et le libéralisme économique. Une partie qui a porté sur le déclin du secteur cinématographique qui a déjà commencé après les événements de 71. Depuis, le cinéma guinéen se fait à l’étranger avec des Guinéens qui vivent ailleurs ou des étrangers qui ont un intérêt particulier avec le cinéma en Guinée.