Développeurs et programmeurs : Les faiseurs du digital

C’est à travers un panel que la journée mondiale des Programmeurs et Développeurs a été célébrée le 12 septembre (parce qu’il correspond au 256 ème jour de l’année, et le nombre 256 est important en informatique). Conférence animée par Mamoudou Diallo, développeur Android et concepteur de Quiz224, Abdrahmane Diallo, programmeur et fondateur du site guinee360 et Thierno Ibrahima Diallo, directeur général de EasyLink, une plateforme de promotion des produits et services.

Après une définition et l’historique de la programmation qui aurait été réalisée pour la première fois entre 1841 et 1842 par une femme, Mamoudou Diallo a décrit les types de programmation : web, mobile et le PC. Dans les acquis, l’intérêt que les jeunes expriment de plus en plus pour le métier. Les défis sont le manque de persévérance (beaucoup abandonnent), Les entreprises qui ne font pas confiance aux développeurs guinéens, qui eux même ne se connaissent pas et pire, nourrissent l’esprit de compétition entre eux.
Abdrahmane Diallo, est rentré de France pour travailler en Guinée. Il a insisté sur l’importance de s’intéresser à la programmation, parce que pour lui, le monde se digitalise. Entre autres acquis, il a parlé de la démocratisation du smartphone et de l’Internet, mais aussi de l’existence des structures comme la Cellule de communication du gouvernement qui travaillent à rendre disponibles les données à exploiter. C’est ainsi que Guinée360 a permis aux candidats de consulter les résultats des différents examens nationaux avec une simple connexion internet. Il est fier d’avoir conçu cet outil qui facilite l’information. Quant aux défis, le métier est considéré comme un métier d’homme. « Il faut arrêter les préjuger, ce que l’homme fait la femme peut faire mieux, parce que son cerveau fonctionne plus correctement. Ce constat est fait dans le monde entier. »
Thierno Ibrahima Diallo a parlé du marketing digital dont on ne peut pas parler sans le programmeur qui fait des nuits pour concevoir une application, dont peut se servir une banque ou une entreprise pour vendre son produit ou son service, mais oublie souvent le concepteur. La programmation est essentielle pour la promotion digitale des entreprises. » Entre autres activités réalisées en Guinée pour promouvoir l’activité de programmation, il y a le concours de programmation informatique depuis 2014, la semaine du numérique et le « Digital day ». Parlant des défis, le Dg de EasyLink pense que l’Etat qui devait être le meneur est dépassé par les jeunes. Qu’à cela ne tienne, il a invité les jeunes à croire en ce qu’ils font, à travailler dur et sérieusement en partant toujours d’une idée susceptible de résoudre les problèmes de la population.

Excision : Haro sur la pratique

Du 15 au 21 août, le Centre international de Recherche et de Documentation (CIRD) a sensibilisé, à travers un Ciné-débat, les populations des villes de Mamou, Faranah et Labé sur les méfaits des mutilations génitales féminines et les mariages précoces. L’activité est soutenue par la GIZ (Coopération allemande) à travers son volet Santé de reproduction et de la famille. L’objectif est de conscientiser la population sur les dangers liés à ces pratiques, surtout que les vacances sont l’occasion pour les parents d’envoyer les filles à l’opération. Dans chacune des villes, le film Moolaadè de Sembène Ousmane a été projeté et des débats ont suivi pour permettre à l’assistance de donner son impression. Chaque étape était une occasion de mobiliser les autorités administratives, sanitaires, judicaires, les exciseuses, la société civile, les associations les jeunes, les groupements féminins ainsi que les conseillers techniques de la GIZ. Moolaadè est un long métrage qui traite des pratiques de l’excision en Afrique.

A Mamou

L’activité a eu lieu le 16 août au Centre 2 Etoiles, en présence d’une centaine de personnes. Le modérateur du débat était le Docteur Alpha Oumar Baldé, médecin de Santé publique. Le vice-maire de Mamou, le président du CECOJE (Centre d’écoute et de conseil pour les jeunes) et monsieur Koulibaly de la société civile, ont tous salué l’initiative et appelé au changement de comportement. Hadja Kédé Sylla, sage-femme, est ancienne exciseuse : « Pour être claire avec vous, j’ai été moi-même exciseuse pendant de nombreuses années avant de prendre conscience des conséquences liées à cette pratique profondément ancrée dans nos cultures. Après ma prise de conscience, j’ai été la seule femme à pouvoir réunir toutes les exciseuses de la ville de Mamou et des villages environnants pour participer à un programme de sensibilisation sur les Mutilations Génitales Féminines /Excision organisé par le Ministère des Affaires Sociales et de la Promotion féminine qui n’a pas donné les résultats escomptés. On nous a demandé de déposer les couteaux, mais certaines exciseuses continuent la pratique à l’aide des lames », a témoigné dame Sylla. Qui dit que les lames sont plus tranchantes ? Hadja Kadé Sylla plaide pour des actions concrètes en faveurs des exciseuses. Quant à dame Adama Diop de la GIZ, mettre fin à ces pratiques « nécessite une synergie d’actions dans la sensibilisation. » On préconise de recenser, sensibiliser et former les exciseuses traditionnelles et les sages-femmes pour les amener à être des protectrices des jeunes filles.

A Faranah

Le film a été projeté le 18 août au CECOJE. Au Sankaran, la justice a récemment condamné un père pour avoir forcé sa fille à se marier. Le substitut du procureur de Faranah a profité de la mobilisation pour brandir l’article 319 du nouveau Code pénal : « Le mariage précoce et le mariage forcé sont formellement interdits. Est précoce tout mariage dont l’une des parties est âgée de moins de 18 ans. Tout mariage doit être conclu sur la base d’un consentement mutuel, libre et volontaire dans chacun des futurs époux majeurs de sexe opposés, sauf dispositions particulières ». Pendant les débats, l’idée d’un projet a jailli, celui intitulé “Seconde chance Guinée » dont l’objectif est d’orienter les exciseuses vers des micros projets pour leur permettre de définitivement abandonner les Mutilations Génitales Féminines, sachant que la justice est prête à condamner toute personne qui exercerait cette pratique.

A Labé

L’événement a eu lieu le 21 août en présence des autorités. Lors d’un entretien, Sadou Kéita, gouverneur de Labé, a déclaré : « Les jeunes filles aujourd’hui épousent des comportements qui poussent leurs parents à anticiper leur mariage pour ne pas connaitre la honte liée aux grossesses non désirées. Et en ce qui concerne l’excision, il faut une vaste campagne de sensibilisation soutenue de formation des exciseuses sur le sujet afin de les orienter vers des secteurs vitaux après avoir définitivement déposé les couteaux de l’excision. Mettre en place une police de proximité en collaboration avec la justice ». Mais, ajoute le gouverneur, l’éducation sexuelle ne doit pas être négligée. La présidente de l’association des femmes balayeuses de Labé pense que « Si les exciseuses avaient des micro-projets pour subvenir à leurs besoins, ces pratiques auraient pris fin ». Hawa Cissé, présidente des teinturières de Labé, est catégorique : « A partir de maintenant, toute personne qui excisera sa fille ou qui donnera sa fille mineure en mariage avant l’âge, sera punie par la loi. Il faut aussi penser à comment orienter ces exciseuses vers d’autres activités génératrices de revenus pour leur autonomisation ». Le Docteur Edmond Guémou, historien, a invité les participants à multiplier les causeries dans leurs localités respectives autour des risques liés aux Mutilations Génitales Féminines /Excision et aux mariages précoces.

Apprendre par la vue et l’ouïe

Le 25 mai, le CIRD a servi de cadre à la projection du film “The Dark Knight” (le chevalier noir), avec paroles et sous-titres en Anglais. Une occasion pour plusieurs jeunes qui parlent et qui apprennent l’anglais d’échanger avec des experts américains que sont Michelle Judy de l’Ambassade des États-Unis d’Amérique à Conakry et Tabassum Sohail de Foreign Service Institute of Washington. La question était « Comment développer un Anglais efficace ? »

Les échanges ont permis aux jeunes qui apprennent l’Anglais ou qui veulent l’apprendre d’avoir des astuces pour pouvoir bien s’exprimer et de comprendre qu’on peut rester ici en Guinée pour apprendre et parler un bon anglais comme toute langue étrangère. Posséder plusieurs langues permet de saisir des opportunités d’emploi et d’élargir les contacts dans le monde via les réseaux sociaux.

Jeûnez, c’est bon pour la santé

« Les multiples avantages du jeûne ». C’est le thème de la conférence–débat animée le samedi 27 Mai 2017 au CIRD. Le conférencier, docteur Mohamed Lamine Diallo, médecin, Directeur du Fonds national de la Zakat et du WAQF au Secrétariat général des affaires religieuses, a rappelé que le jeûne est observé dans les 3 religions monothéistes. En Islam, le jeûne du mois saint de Ramadan est le 4ème pilier. Les avantages physiologiques du jeûne, sont multiples : Pendant cette période d’abstinence, l’organisme se nourrit de ses réserves nutritives. Ce qui sur le plan sanitaire et de l’hygiène a des effets bénéfiques sur l’organisme humain. Le Docteur Mohamed Lamine Diallo a étayé ses propos par la projection d’un documentaire sur des études scientifiques qui montrent les effets bénéfiques du jeûne sur l’appareil digestif, le système cardiovasculaire, etc. Au cours du débat, il a montré que le jeûne lutte contre l’anxiété, le stress et la dépression. Par contre, les personnes âgées, les femmes enceintes, les enfants n’ayant pas atteint la puberté et les personnes malades, ne sont pas contraints, si toutefois le jeûne peut mettre leur vie en danger. Pour la nutrition au mois de Ramadan, le docteur conseille une alimentation saine et équilibrée ainsi qu’une hydratation suffisante.

Le pouvoir d’impacter sans gros moyens

Volontariat et engagement citoyen pour la protection de l’environnement: Thème de la conférence organisée en prélude de la Journée mondiale de l’environ le 5 juin.

Hassane IDE, responsable « Volontariat des Nation Unis » a fait l’historique du Programme, évoqué son rôle et sa place dans le Système des Nations Unis. Il a mis l’accent sur l’importance du volontariat dans la résolution des problèmes au niveau des communautés. Les actions de volontariat ne sont pas trop gourmandes de crédits et il existe de nouveaux concepts de financements innovants. Hassane Hilal Sylla, journaliste et président de l’Association des journalistes pour le développement durable a exposé sur la protection de l’environnement et tous les défis que cela comporte ainsi que sur la place des citoyens et surtout des jeunes dans des actions concrètes.
Le Président du quartier et son staff, présents à la rencontre, ont été sollicités pour qu’ils initient ensemble des activités environnementales. Une réunion est prévue dans les jours à venir pour identifier les besoins les plus urgents du quartier.

Le CIRD a remis au président du quartier quatre plants d’arbres qui seront plantés le lundi 5 juin en présence des élèves du lycée et collège de Kipé.

Cinéma L’Afrique célèbre Sembène Ousmane

Sembène à travers l’Afrique ! C’est le titre du documentaire qui a été projeté le 10 juin au CIRD. Une façon de rendre hommage à Sembène Ousmane, dont le 9 juin 2017 marque l’an 10 de sa mort. Le documentaire retrace le parcours de l’écrivain, réalisateur, scénariste, qui inspire plus d’un amoureux du 7e Art en Afrique.
La cérémonie a mobilisé un grand public de cinéastes confirmés et en herbe, des décideurs et de cinéphiles qui ont connu et aimé l’homme à travers son œuvre. L’événement était organisé par l’Office national du cinéma guinéen (ONACIG) dont la directrice est Mariam Camara, qui pense que « Sembène Ousmane vit encore à travers son œuvre ». Nombreux se sont relayés au pupitre pour témoigner sur la vie et l’œuvre de Sembène. Abdoulaye Diallo, conseiller chargé de mission au ministère de la Culture, des sports et du patrimoine historique, voit en Sembène « Une Légende qui a marqué le monde entier à travers son attachement aux valeurs africaines. » Amadou NDène, premier secrétaire de l’ambassade du Sénégal, a dit que : « Durant toute sa vie, Sembene a témoigné de son africanité, de son amour pour l’Afrique et les Africains. » « C’était un homme hors pairs, qui a horreur de la démagogie », témoigne Moussa Kémoko Diakité, qui a longtemps travaillé avec Sembène Ousmane. « Une vérité source d’inspiration », dira Abdourahmane Diallo, opérateur culturel.

Sembène Ousmane a une œuvre riche d’une vingtaine d’ouvrages littéraires et cinématographiques. Dont Le Docker noir (1956), Les Bouts de bois de Dieu (1960), Borron Sarret (1963) Empire Songhay, documentaire (1963), La Noire de… (1966), Le Mandat (1968), Camp de Thiaroye (1987), Faat Kiné (2000), Moolaadè (2003). Sembène Ousmane est mort sans réaliser un projet qui lui tenait à cœur : réaliser un film sur Samory Touré.

L’avenir de la culture en Guinée Plein de talents à promouvoir

A partir de son ouvrage publié chez l’Harmattan : « Toi, Guinée tu m’as pris dans tes bras », Daniel Couriol devant un auditoire d’une trentaine de personnes a fait part de ses impressions sur l’état de la Culture en Guinée.
Il a fait ressortir le bien-fondé de la démarche des États généraux de la Culture initiés par le Ministère (MCSPH), la nécessité pour les acteurs culturels de se rassembler, et l’intérêt de la création de fondations et d’initiatives privées pour soutenir le secteur culturel et les acteurs qui le font vivre. La conférence a été suivie d’un débat riche qui s’est terminé aux alentours de 16h30.

Météorologie Discipline transversale

La conférence « Météorologie, climat et développement durable » du samedi 8 juillet 2017 au CIRD, a connu une forte mobilisation des cadres de la Direction nationale de la Météorologie, des journalistes, des étudiants, des acteurs du secteur privé.

La rencontre a permis de mettre en évidence l’importance de la Météorologie dans les secteurs comme l’aéronautique, l’agriculture, le climat, les transports et travaux publics, le tourisme… Ce fut également l’occasion de souligner les innombrables difficultés qui empêchent le secteur de mieux s’affirmer en Guinée.

De nombreuses interventions ont montré la nécessité pour le secteur privé (surtout les bénéficiaires des prestations de la Direction nationale de Météorologie (DNM) d’aider la Direction, parent pauvre du ministère des Transports, à assurer son fonctionnement de base.

Blogueurs et journalistes Similarité et différence

Les Blogueurs sont-ils les Journalistes des temps modernes ? La question a fait l’objet de débat le samedi 15 juillet 2017 au CIRD. Animée par Alimou Sow, Blogueur/Communicant et auteur de « Ma Guinée Plurielle, Chronique d’une Guinée ineffable à partir d’un blog », la rencontre a mobilisé de nombreux jeunes blogueurs et prétendants, des journalistes, des activistes et autres internautes curieux. Après un bref historique des deux métiers (journalisme et bloging), le conférencier a dégagé les points de convergence et de divergence entre les deux métiers, avant de parler de leur influence dans le monde aujourd’hui. Un débat interactif et des témoignages de journalistes et blogueurs ont enrichi les débats qui ont duré plus de 3 heures.

« DEMAIN », Ciné-débat

Demain est le titre du film documentaire de Cyril Dion et Mélanie Laurent sur la crise écologique. Il a été projeté au CIRD le 4 mai 2017. Le débat qui a suivi la projection a été dirigé par Mohamed Lamine Barry.

Dans ce film des alternatives écologiques dans l’agriculture, l’élevage, l’apiculture et le transport de façon générale sont montrées. Histoire de prouver qu’un autre monde est possible sans la destruction de l’écosystème.

Toutes les interventions, ont porté sur l’utilisation nocive des engrais chimiques, des OGM et la pratique des clonages. La limitation et l’interdiction des émissions de gaz à effets de serre ont été évoquées par les participants à ce ciné-débat.